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La prostituion, legaliser ?
> Société > Prostitution
Ecrit par apatride, publié par Biz le Jeudi 5 Septembre 2002 à 04:00.
Dans la societe actuelle, le plus vieux metier du monde est bien mal vu. Certains souhaitent meme au nom de la vertu le faire interdire.

Pour commencer, je pense que la prositution est indispensable pour limiter les crimes sexuels car le recours a une prostitue permet de realiser tout type de fantasme ou d avoir un rapport au moment choisi. De plus, les sommes gagnées sont suffisantes pour s enrichir en 3 mois (sauf pour les prostitues appartenant a des reseaux mafieux). Si je ne suis pas pret a vendre mon corps pour 1500€ la nuit (en plus ca m etonnerait que qqu un soit pret a payer ce prix la pour moi ;-), je ne comprend pas pourquoi on critique celles qui veulent faire ca. Dans bien des cas, les filles n ont le choix qu entre ca et la misere, nous n avons aucun droit de leur imposer la misere sous pretexte de vertu.

Par contre, la vie de certaines prostitues aux mains de certains reseaux mafieux est un veritable cauchemard et meme le client risque gros lorsqu il s approche de ces filles. Il est donc primordial d epurer les trottoirs et de faire disparaitre ces reseaux. Une legalisation et un statut legal pour les prostitues (reouverture des maisons closes par exemple) leur permettrait de bosser en toute securite, serait benefique au client (meilleures conditions d hygiene) et ferait tomber les reseaux issus de la dissolution du bloc est. Je suis donc pour la legalisation de la prostitution et pour un statut legal pour ces femmes qui font un metier tout aussi respectable qu un autre et qui ont d apres moi le meme droit que n importe quel travailleur.



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> Vos commentaires :

le viole, légaliser?   Nullissime (1 votes)
Ecrit par Anonyme, le Jeudi 5 Septembre 2002 à 19:51.
Comme tu le reconnais ces femmes n'ont pas le choix, et subir des relations sexuelles non LIBREMENT a un nom: VIOL. Si le viol est si destructif, c'est parcequ'en utilisant sa victime pour son plaisir, le violeur refuse de la voire comme un être humain. Prendre une prostituée "permet de realiser tout type de fantasme ou d avoir un rapport au moment choisi" c'est vrai: La prostituée est à diposition, utilisable (violable) à volonté, parcequ'elle n'est qu'une chose, un instrument à produire du plaisir. Faire d'une personne un simple objet de production à aussi un nom: ESCLAVAGE
La prostitution est "le plus vieux metier du monde" me dit on, et c'est probablement vrai, elle est aussi vieille que l'esclavage dont elle est une forme parmis d'autre. Pourquoi celle-ci a-t-elle perduré alors que les autres ont disparu? ça en dit long sur la prétendue disparition de la domination masculine. La prostitution masculine est d'ailleure plus tabou que celle des femmes (ou plutôt "filles". Au fait savais tu que dans l'antiquité on appelait les esclaves "enfant": on infantilise toujours l'esclave pour mieux lui dénier le droit à la liberté. Il y-a un siècle encore les femmes devaient toute leur vie avoir un tuteur: le père puis le mari, et à défaut le frère ou les fils)
Enfin s'arroger le droit de faire subir des sévices à des gens qu'on ne considère pas comme digne du respect dû à toute personne humaine ("la prostitution est indispensable pour limiter les crimes sexuels", le viole quotidient de ces "filles" est un bien puisqu'il permet d'éviter le viol des personnes "normales", non violables), cela a un autre nom: CRIME CONTRE L'HUMANITE. Beaucoup de juristes pensent serieusement à faire entrer le viol dans cette catégorie.
J'ajouterais que tu étais un chouia consciente des réalités tu comprendrais qu'une pute gagne à peine de quoi vivre, qu'en trois mois la seule chose dont elle se sera enrichie c'est de problèmes psy qui la poursuivront sa vie durant, et éventuellement le sida. La pluspart des "filles" une fois entrainées dans cette spirale n'en ressortent jamais, d'autant que beaucoup pour supporter ses viols se droguent juste avant: celles qui ne dépendent pas d'un macroc sont à la merci de leur dealer. Le plus souvent c'est le même. Et ce ne sont pas toujours de grands réseaux. C'est parfois le frère, le père ou le mari.
Bien sur, mon souhait n'est pas de les laisser dans la misère. En sommes nous donc arrivés à un tel manque de solidarité que nous trouvons normal que d'autres doivent subir l'esclavage pour survivre dans notre pays? le RMI ne suffit pas à survivre, ceux dont c'est la seule ressource se débrouillent pour bosser au noir et tout le monde le sait. En refusant de l'augmenter à un niveau qui permette ne fusse que d'avoir un petit studio avec l'eau et l'électricité, et deux repas rudimentaires par jour, nous nous faisons les complices de cet esclavage.
Toutes les politiques décidées à propos de prostitution ne visent jamais qu'à protéger l'ordre établi (des putes qui raccollent sur le trotoire, ça fait tâche dans un beau quartier) et les clients. N'inversont pas les rôles: si les prostituées n'ont pas eu le choix, les clients eux l'ont!Les victimes sont les violées et non les violeurs, les esclaves et non leur bourreaux.
Dans une maison close, un hôtel ou une voiture, un viol est un viol et un violeur est un violeur. Je suis pour la condamnation des clients et des macros et l'aide -sans aucune menace de punition bien sure- des victimes.
Comme tu as du le comprendre cet avis n'est en rien fondé sur une quelconque considération de vertue mais sur mon humanisme que je l'espère tu partages.
Pour plus de sureté je précise tout de même que:
-je suis athée
-je suis pour la légalisation du cannabis
-je suis pour l'avortement, la liberté de mariage devant le maire des couples homosexuels, et la possibilité d'adopter pour ses mêmes couples
Je t'encourage a y réfléchir encore un peu...



Une vraie combattante !!!
Ecrit par apatride, le Jeudi 5 Septembre 2002 à 23:59.
Si il existe une categorie de prostitués drogué(e)s, la prostitution est une consequence et non une cause. Il existe aussi un autre type de prostitué qui possede plusieurs appart a 30 ans et qui a toujours considéré la prostitution comme un "boulot", qui a bien moins de probleme psychologique que les gens "bien" puisqu elle sait differencier l acte sexuel d une quelconque notion de sentiment. Tu es pour la legalisation de la canna, dans ce cas tu sais faire la difference entre le fumeur occasionnel et le junkie completement paumé, cette différence existe aussi dans le monde de la prostitution et comme pour la drogue, la principale raison pour laquelle les choses empirent, c est parceque c est illegal et donc aux mains de gens peu scrupuleux. La legalisation de la prostitution leur donne des droits de travaileurs, elles sont de ce fait libres et protégées (ca va ensemble), ceci mettrait fin a l esclavage pour ne laisser dans les rues que des filles sachant faire la difference entre sexe et desir. Apres tout qui est le plus pervers? Celle qui accepte la copulation en echange d avantages (quels qu ils soient) comme cela se passe dans la nature ou celle qui attend qu un curé lui donne le droit de se reproduire en n y prenant pas plaisir ?
Ce sont nos moralites bourgeoises qui sont en jeu, pas la vie de ces filles, sinon on les reconnaitrerait, on les accepterait et on leur offrirait les meme droits qu aux autres, je ne vois pas en quoi forcer ces filles a bosser dans l illegalité peut les aider !!!!


La prostitution, illégale ou pas ?
Ecrit par Gamin, le Vendredi 6 Septembre 2002 à 01:50.
Jusqu'à maintenant, la prostitution est considérée comme illégale, et donc punissable...
Mais il faut savoir que la plupart de ces filles n'ont pas d'autres moyen pour vivre (ou survivre, selon...), pour différentes raisons qui n'appartiennent qu'à elles, mais que je vais citer en vrac : pas de travail, besoin d'argent, le plus souvent aussi train de vie au-dessus de leur moyens, mais aussi pour la grande majorité moyen facile de gagner et d'engranger de l'argent !!!
Il ne faut pas croire que toutes les prostituées sont des professionnelles, j'ai même connu des étudiantes qui le faisaient occasionnellement pour arrondir leurs fins de mois, et certaines en ont même fait "leur" métier...
La principale cause qui pousse une nana à se prostituer, c'est le manque d'aide au niveau social, un coût de vie trop élevé, bref, pour certaines, elles se sont retrouvées dans une impasse financière coton, et le seul moyen qu'elles aient trouvé pour s'en sortir a été de "vendre" leur corps...
Je ne pense pas que certaines aient fait ce choix par plaisir, mais plutot parce que c'était la seule issue possible, mais il faut aussi qu'elles soient assez décoincées au niveau sexe pour franchir le pas... et elles savent très bien faire la différence entre avoir un rapport normal et faire une "passe"...

Tu dis, Anonyme, qu'elles subissent un viol chaque fois qu'elles ont un rapport sexuel... Je ne suis pas d'accord, pour la bonne et simple raison qu'un viol est une relation sexuelle sur une personne non consentante, or, dans le cas des prostituées, elles sont consentantes !!! Il faut payer pour, je suis d'accord, mais elles peuvent même choisir leurs clients, alors dire que ca s'apparente à du viol, pas d'accord du tout...
Pour rappel, voici la définition du viol : "Le Code pénal qualifie de viol 'tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit, commis sur la personne d'autrui par violence, contrainte, menace ou surprise'. Il y a donc viol lorsqu'il y a eu pénétration sexuelle (vaginale ou anale) ou pratique de fellation, sans le consentement de la victime. Que l'agresseur soit un homme ou une femme et que la victime soit un homme ou une femme ne changent rien à cette définition : dans tous les cas, il s'agit d'un viol. La chambre criminelle de la Cour de cassation a même admis qu'il pouvait y avoir viol entre époux puisque le critère est l'absence de consentement."
Les prostituées étant d'accord pour avoir des rapports, ce n'est donc pas un viol au sens propre du terme...

Par ailleurs, je suis favorable aussi, comme le préconise Apatride, à la réouverture des maisons closes, ce qui ferait qu'il y aurait moins de prostituées sur les trottoirs et donc quelque part un statut légal, et ca permettrait aussi aux personnes victimes de pulsions sexuelles de se "vider", quoique dans ce cas présent je préconiserais plutôt une thérapie et un suivi médical !!

Les maisons closes ont existé par le passé, et il y avait certainement moins de "putes", comme tu dis, sur les trottoirs, alors que maintenant elles sont obligées de travailler au grand jour, dans des conditions laissant à désirer, et peuvent effectivement tomber sous la coupe d'un "mac" qui va la "couvrir", mais surement pas la protéger....
La légalisation du plus vieux métier du monde ne serait certainement pas une mauvaise chose, encore faut-il que nos gouvernants aient le courage de le faire !!



Il ne me vient aucun titre!!!   Bien (1 votes)
Ecrit par ImpasseSud, le Samedi 7 Septembre 2002 à 22:09.
Dommage que je n'aie pas eu le temps de voter pour l'anonyme du 5.09. 19:51. Je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'elle dit. Mais au moins elle n'aurait pas eu O alors qu’elle proteste en hurlant contre le viol et la prostitution.

Messieurs Apatride et Gamin, afin de féminiser un peu vos points de vue très détachés, allez faire un tour sur le lien
http://mirror-us.unesco.org/courier/1998_12/fr/ethique/txt1.htm
On y pose la meme question que toi Apatride, on y dit tout ce qu'il y a à dire à ce sujet, que la prostitution soit libre ou forcée, mais on n'arrive à aucune réponse, ni à aucune solution idéale.

Mon opinion?
"ce n’est pas parce que les prostituées sont payées que l’abus qu’elles subissent n’existe plus".
On y parle aussi des cours de prostitution et on y pose la question : «Quelle personne censée encouragerait une quelconque adolescente à suivre ces cours? Pourquoi laisser faire la promotion de ce “commerce”, alors que rien n’est fait pour aider les prostituées à en sortir?»
La réponse : «Parce qu’il est plus simple de croire que la prostitution est un choix pour les femmes... »

Vu la libération sexuelle de ces vingt dernières années, les prostituées ne sont devenues un problème "moral" aux yeux des gouvernements que depuis que leur nombre a augmenté considérablement avec l’arrivée des jeunes immigrées qui ont envahi les rues des villes et même les beaux quartiers. Que faut-il en faire?.. Où les mettre?

Et n'allez pas me faire croire que la présence des prostitués diminue les crimes sexuels. Après quelques recherches j’ai trouvé une statistique du Ministère de l’Intérieur . Les viols ont augmenté de 13,19% entre 2000 et 2001
http://www.nouveleco.com/docs/pdf_document/000001/87_delinquance_2002.PDF
Donc, apparemment, le recours a une prostituée ne suffit pas « à satisfaire les fantasmes », ni « à vider les pulsions sexuelles », comme vous dites.

On pourra décider ce qu'on voudra, mais c’est le plus vieux métier du monde, et s’il y avait une solution, ne croyez-vous pas qu’on l’aurait déjà trouvée ?



La solution...   Bien (1 votes)
Ecrit par Gamin, le Dimanche 8 Septembre 2002 à 03:19.
...n'existe pas et à mon avis n'existera jamais, car comme tu le dis, ImpasseSud, si elle existait, nous l'aurions déjà trouvée....

Je suis allé faire un tour sur le lien que tu nous as proposé, ca confirme dans bien des cas ce que j'ai dit, mais d'une autre manière... Je ne suis pas journaliste, j'expose simplement mon point de vue sur un sujet donné...

Il est vrai que les prostituées sont devenues un problème "moral" aux yeux des gouvernements, mais pas seulement moral comme tu dis, le problème est aussi politique quelque part, et juridique aussi, puisque nous avons de plus en plus de prostituées des pays de l'est qui ont été forcées à "travailler" en France, et dont "on" leur a confisqué leur passeport... D'un point de vue purement administratif, ces "filles" n'existent pas en France, sont dépourvues d'aide médicale, et sont sous le coup de l'illégalité sur le territoire francais, puisque pas de papiers et pas de visas....
Du point de vue juridique, nous ne savons pas quoi faire de ces "travailleuses", puisque rien dans la loi francaise ne prévoit ce cas...

>"Et n'allez pas me faire croire que la présence des prostituées diminue les crimes sexuels."

Tu as trouvé des statistiques prouvant le contraire de ce que nous avancions Apatride et moi, je ne conteste pas....
Pourtant, je maintiens que la réouverture des maisons closes ne serait pas finalement une si mauvaise chose que ca...

Tu ne crois pas que légaliser le statut de ces "travailleuses du sexe" ferait, quelque part, avancer les choses, et diminuerait considérablement certains problèmes ???


Et si on leur demandait leur avis ?
Ecrit par Anonyme, le Dimanche 8 Septembre 2002 à 11:50.
Il est clair qu'il n'y a pas de solution idéale. De nombreux débats ont lieu sur la prostitution : légaliser ou non (sachant qu'en France, par exemple, c'est le raccolage et le fait d'être "mac" qui sont punis et non la prositution), rouvrir les maisons closes...

Et si on posait la question aux prostituées elles-même ? Après tout, ce sont elles les plus concernées quand, non ? Je pense que leurs opinions seraient tout de même très partagées. Car il n'y a, je pense, pas grand chose à voir entre la "prostituée de luxe" et celle qui est sur le trottoir pour 50 €.

Dans tous les cas, on n'est pas pret de les voir disparaitre... Bonne chance à toutes.


Des avis differents mais une solution commune   Bien (2 votes)
Ecrit par apatride, le Dimanche 8 Septembre 2002 à 18:25.
Quels que soient les avis sur la vie des filles de joie, legaliser leur profession les protegerait et ne laisserait sur le bitume que des professionnelle consentantes et si ca n existe pas, tant pis pour le client mais la, au moins, on pourra agir contre les reseaux mafieux puisque la prostitution sauvage deviendrait punissable. C est a mon avis la seule facon de rendre leur dignite aux "putes" et d epurer nos trottoirs: Plus d esclaves, uniquement des pro.
En ce qui concerne les statistiques (augmentation de crimes sexuels):
-Le status des client de prostitués n a pas changé pendant cette periode, il ne peut donc y avoir aucun rapport de cause a effet !!!!
-Un an n est rien compare a l immuabilite des mentalites-moralites
Des statistiques pourraient etre fiables si:
-Elles etaient tiree sur au minimum 10 ans (temps mini pour un changement de mentalité)
-La periode de calcul commencait apres un changement reel dans le statut des prostitues et de leurs clients, sinon, on constate une evolution due a d autres facteurs (parmi lesquels une diminution du niveau de vie)


mois je suis d'accord   Tres bien (1 votes)
Ecrit par TooN, le Dimanche 8 Septembre 2002 à 18:52.
Si les prostituées deviennent libre d'exercer alors je vois pas le problème..si elles sont prete à ceci pour vivre ou simplement pour avoir de l'argent ( car certaines se prostituent juste pour pouvoir s'acheter des vetements de luxe ) mais elles vont devoir se mettre 35heures? ^^
Pour les maisons closes ( que je n'ai pas connu mais seulement raconté ) et bien cela pourrais être une solution. Soyons réalistes , la prostitution existeras toujours alors efforcons nous de proteger les prostitués ( mac , drogue , sida... ) enfin je pense :)


La protection...   Exceptionnel (1 votes)
Ecrit par Gamin, le Dimanche 8 Septembre 2002 à 19:37.
... des prostituées passe inévitablement par une légalisation de leur statut, mais pour en arriver là, encore faut-il que le gouvernement mette le pied à l'étrier, ce qui va lui prendre, somme toute, un certain temps...

Il est clair que la prostitution existera toujours (ne dit-on pas que c'est le plus vieux métier du monde ??), mais si personne ne fait rien, cette prostitution deviendra sauvage et mafieuse, puisque même un professionnelle peut tomber sous la coupe d'un "mac"....
Le travail en maison close permettrait, comme le dit Apatride, d'épurer nos trottoirs, afin de faire tomber ces réseaux, et permettrait aussi aux pros et autres "putes" de travailler plus sereinement... d'un point de vue légal...


Faire évoluer le regard...   Bien (2 votes)
Ecrit par La petite fille, le Dimanche 8 Septembre 2002 à 23:19.
La prostitution est le métier le plus vieux du monde, et le plus décrié par les braves notables!
On ne peut pas d'un coup de baguette magique faire disparaître la prostitution. Seulement, il serait temps de donner un statut à ces femmes afin d'arrêter ou du moins de limiter les réseaux mafieux.
Maintenant, je pense qu'il faudrait aussi faire évoluer les mentalités. Les prostituées, qu'on le veuille ou non sont une sorte de soupape de la société. Tout n'est pas rose en ce bas monde, et la boue, on la cache tant qu'on peut ou veut, mais elle demeure.
La chose qui m'agace parfois est la fausse pruderie des gens. On a assisté à des chasses à la prostituées, tout comme on pouvait assister aux chasses aux sorcières au Moyen-Age!
Parmi tous ces braves gens ou notables, pas un n'a une fois utilisé les services d'une prostituée? Je me permets d'en douter.
Elles n'ont pas un métier facile, mais s'il existe, c'est qu'il y a une demande. Ces filles sont des "produits" de nos sociétés, ni plus ni moins. Pour ma part, je pense qu'une des premières avancées serait d'arrêter les hypocrisies, et de cesser de voir ces femmes comme des parias!...Enfin, je suppose qu'on peut toujours rêver...


Faire évoluer les mentalités...
Ecrit par ImpasseSud, le Lundi 9 Septembre 2002 à 22:45.
> je pense qu’une des premières avancées serait d’arrêter les hypocrisies, et de cesser de voir ces femmes comme des parias !
petite fille, je crois que je n’aurais pas su m’exprimer mieux que cela.
Et j'ajoute qu’il faudrait peut-etre éviter d’utiliser le terme de « pute » dans cette discussion, si on tient à donner à ce débat un caractère d'objectivité. Le terme de "prostituée" est lexical et suffisamment explicite, sans qu’il soit nécessaire d’ajouter une note de mépris.

>Si il existe une catégorie de prostitués drogué(e)s, la prostitution est une conséquence et non une cause, écrit Apatride.

On pourrait également faire une autre supposition, celle de la femme contrainte à se prostituer par la misère, et dans un deuxième temps, qui finit par se droguer pour tenir le coup et ne plus penser.

puis
>agir contre les réseaux mafieux...afin de rendre leur dignité aux « putes » et d’épurer nos trottoirs

Agir contre les réseaux mafieux, oui, je suis 100 % d’accord. Mais crois-tu vraiment qu'on rendra leur dignité aux prostituées parce que leur statut sera légal ?

> Si les prostituées deviennent libre d’exercer, alors je ne vois pas le problème..., écrit TooN

Si celles qui exercent “librement”, que ce soit pour leur plaisir ou/et pour gagner de l’argent, représentaient la majorité des prostituées, alors je serais d’accord avec toi, il ne s’agirait plus que d’une affaire personnelle, entre leurs clients et elles-même. La discussion n’aurait plus sa raison d’être, et comme il semble que cette catégorie paie déjà ses impôts (voir le lien ci-dessous), il n’y aurait plus aucun gouvernement pour s’émouvoir du phénomène « prostitution ».
A votre avis, quel est le pourcentage des prostituées complètement « libres » ? Si quelqu’un a des chiffres...

>Et si on leur demandait leur avis ? demande l’anonyme du 8 sept.11.50.

Très juste. Mais d’après ce que j’ai pu lire ici et là, il semble que leur avis, elles ne le donnent pas. Et comment pourrait-on en être surpris, puisque la catégorie qu’une légalisation voudrait libérer n’est faite que d’esclaves qui prendrait des risques en parlant? Si, en cherchant bien, on réussissait à en faire parler quelques unes, il est fort probable qu’avant de se prononcer sur un choix quelconque, la plupart d’entre elles commenceraient par dire que si elles avaient trouvé un emploi, elles n’auraient jamais choisi cette voix-là.

Je vous propose un autre lien : http://www.zopions.com/dossier/prostit_1.html
qui se déclare, dès le début, en faveur des maisons closes... encore que... Lisez-le.
On y raconte l’histoire des maisons closes, avec leurs maîtresses, on y parle de la situation des prostituées dans ces maisons avant que la loi Marthe Richard en décide la fermeture en 1946, fermeture complètement effective cependant seulement en 1960, après que les Nations Unies, en 1949, ait adopté une convention pour la « répression et l’abolition de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui », donnant dix ans aux Etats pour modifier leurs lois dans ce domaine.
On y parle de la libéralisation hollandaise, de la prohibition suédoise, mais aussi de la position ambiguë de l’OIT (Organisation Internationale du Travail), et de l’importance de la prostitution dans le PNB de certains pays pauvres….

Je vous propose également un livre, à condition que vous réussissiez à le trouver parce qu’il est sorti en 1979, « la Valse à l’envers » de Maurice Pasquelot (Julliard) qui raconte l’odyssée vécue par une prostituée en maison close dès qu’elle décide d’en sortir et de s’en sortir.
Car beaucoup ont entendu parler des maisons closes, sans savoir exactement de quoi il s’agissait. La seule idée de préconiser leur retour, prouve qu’il y a beaucoup d’ignorance à ce sujet.

Pour en revenir aux chiffres et au lien cités dans ma précédente intervention, (13,19% de viols en plus entre 2000 et 2001), je maintiens qu’elle est parfaitement valable. Les jeunes immigrées des pays de l’est qui sont présentes sur les trottoirs de nos villes n’y sont que depuis trois ou quatre ans au maximum et une statistique relative à l’an 2000 illustre parfaitement la situation actuelle. Il y a dix ans, la situation était complètement différente, et en fait, c’est leur arrivée en masse et leur apparition sur nos trottoirs qui a réveillé le « sens moral » de la plupart des gouvernements européens.

J’irai même jusqu’à dire que les crimes sexuels ne sont pas souvent à mettre sur le compte de la prostitution. Les sites français sont plutôt rares en la matière, mais j’ai trouvé de nombreux sites canadiens qui attestent, graphiques à l’appui, qu’un gros pourcentage des délits ou crimes à fond sexuel se passe en milieu familial. Ce qui dément complètement l’effet de « soupape criminelle » de la prostitution, préconisé par beaucoup. Soupape sexuelle peut-être, mais pas forcément soupape criminelle. Quand les crimes sexuels se produisent au sein de la pègre, c'est la pègre elle-meme qui en est la cause, et pas spécialement le sexe. Et en ce point la statistique que j’ai citée va de pair avec l’augmentation des réseaux mafieux.

A la fermeture des maisons closes, en France, les prostituées recensées par la police étaient 30.000, mais on estimait que leur nombre s'élevait au moins à 100.000.

Alors, si la légalisation a essentiellement pour but de couper l’herbe sous les pieds des réseaux mafieux, alors je suis pour la légalisation, ne serait-ce que pour éliminer une partie de cette pègre.

S’il s’agit d’épurer nos trottoirs, je pense que s’il y avait moins de demande, il y aurait moins d’offre. Et ce n’est plus une question de prostitution, mais de mentalité.

S’il s’agit de donner un statut aux prostituées, la légalisation pure et simple ne suffit pas. Il faut aussi élaborer une bonne structure et ne pas les parquer...
Mais une légalisation touchera-t-elle toutes celles qui n’en font pas leur métier, mais arrondissent les fins de mois?
toutes celles qui le font par amour (leur nombre n’est pas aussi infime qu’on le croit, car beaucoup commencent par là)?
toutes celles qui le font "provisoirement" en projetant de s’arrêter dès que possible?
Ne préfèreront-elles pas rester dans la clandestinité?




Rester dans la clandestinité...
Ecrit par Gamin, le Mardi 10 Septembre 2002 à 23:38.
>Ne préfèreront-elles pas rester dans la clandestinité?

Il y a fort à parier que si, ImpasseSud, et malheureusement pour elles, si elles restent dans la clandestinité, on ne pourra pas les aider efficacement...

L'anonyme du 8 Sept 11.50 a raison, on devrait leur demander leur avis, mais c'est à mon avis une chose plus facile à dire qu'à faire..
Les prostituées, il y en a de toutes sortes, comme tu le dis si bien, ImpasseSude, mais elles ont toutes un point commun, mener une vie qui n'est pas -et je ne pense pas me tromper sur ce point- celle qu'elles auraient du avoir...
La misère engendre, d'un point de vue subjectif, la prostitution, certaines catégories de femmes n'ayant que ce moyen pour vivre (ou pour survivre) dans un monde de fous qui ne leur fera pas de cadeau, que ce soit du coté officiel ou officieux !!
Avaient-elles le choix ? Je ne pense pas... Pourtant, certaines d'entre elles ont choisi librement cette voie, et en ont fait leur métier... Des goûts et des couleurs, comme on dit..

Concernant les maisons closes, il est vrai que l'on demande leur réouverture sans savoir comment elles étaient auparavant, mais je suppose que ca ne devait pas etre bien bien rose, tu l'as bien sous-entendu, ca ne m'a pas échappé...
La question qui reste posée est la suivante : comment faire pour donner un "statut" légal à ces travailleuses faisant un commerce de leur corps ?? Franchement, je n'en ai aucune idée, et de tout manière, la solution ne viendra pas de moi, mais d'une concertation entre prostituées, pouvoirs publics et l'Etat, j'en suis convaicu...
Et par la suite ? Nous aurons épuré nos trottoirs, d'accord, mais le problème ne sera pas résolu pour autant, il ne le sera qu'en partie, puisqu'il restera les non-professionnelles, et les filles faisnt partie des réseaux de l'Est, et pour celles-ci, la légalisation et la sortie vers un monde meilleur ne sera pas pour demain, hélas !!
Ce n'est pas tout d'avoir des idées, encore faut-il les appliquer, et ce ne sera pas chose facile, nous le savons tous...
Mais on peut toujours espérer....


Les maisons closes ne vont pas arrêter les mafieux...   Exceptionnel (1 votes)
Ecrit par Anonyme, le Mercredi 11 Septembre 2002 à 11:06.
Je suis d'accord avec vous que légaliser et officialiser le status des prostituées est nécessaire pour améliorer leurs conditions "de travail" (en particulier, j'ai toujours trouvé très interessant le fait que le raccolage soit interdit et la prostitution juste tolérée par l'état, mais que les prostituées soient quand même imposées (ça en dit long...)).

Si on leur prend leur blé, qu'elles aient au moins quelques compensations (des flics pour les protéger plutôt que leur chercher des noises, des structures d'accueil, droit à la sécu, retraite, ...).

Pour revenir sur les maisons clauses, je prendrai l'exemple des boites de nuit. C'est tout à fait légal, mais si vous regardez de très près, vous verrez que c'est 100% géré par la mafia... Toute personne essayant d'ouvrir une nouvelle boite dans un coin où ça rapporte (la cote d'azur en général) en est souvent vivement découragée, et abandonne après un incendit ou deux...

Pour les maisons clauses, ça sera pareil... Si on légalise, les premières maisons vont être crées par les actuels macros des diverses mafias, et ils s'assureront du monopole afin de pouvoir continuer d'imposer leurs conditions au filles...
Je ne vois pas trop de solution, à moins peut-être de faire des structures gérées par l'état (avec tarifs imposés, subventions et tarifs spéciaux pour les veufs, etc :o) ) mais j'y crois pas trop...

Pour revenir à l'idée émise que la prostitution s'apparente a un viol, je dirai que dans ce cas là, tout travail s'apparente à de l'esclavage, car moi le premier, je ne travaille que parce que je n'ai pas le choix pour ne pas mourrire de faim...

Bien sur, je fais la différence entre la fille qui décide de se faire un peu d'argent facile de son plein grès et la pauvre fille de l'est qu'on fait venir ici en lui promettant un boulot de babysitter et dont le mac pique les papiers pour la forcer à tapiner (en plus, comme elles parlent pas la langue, elles sont vraiment à la merci de ces [je préfère ne pas devenir injurieux en vous disant ce que je pense de ces ordures]...)



la clandestinité....
Ecrit par Coxy, le Mercredi 11 Septembre 2002 à 17:41.
Je ne prendrais pas ici le parti de défrendre ou de protéger la prostitution, je n'émettrais qu'une remarque... nombre de prostitué(e)s en France déclarent leurs revenus et paient des impôts, elles/ils n'ont cependant pas les moyens de cotiser pour leur retraite... hypocrisie politique? Je pense seulement que le gouvernement doit faire un choix...soit interdire la prostitution, soit la reconnaître comme profession et donner à ce titre les mêmes droits qu'aux autres travailleurs... Les Pays-Bas ont fait le second choix, les prostitués sont reconnus par l'Etat, ils cotisent pour leur retraite et ont droit à la médecine du travail...Ce laïus n'a bien évidemment pas cours pour toutes les formes de prostitutions mafieuses, mais je voulais seulement souligner qu'il existe en France, comme ailleurs en Europe des prostitués qui vivent dans la légalité, et avec citoyenneté leur activité...


Hypocrysie politique ?? Surement....
Ecrit par Gamin, le Mercredi 11 Septembre 2002 à 22:00.
Les Pays-Bas ont fait le bon choix, reste à les imiter.... le jour où nous aurons des ministres qui auront des c....... au c.. pour vraiment réformer les institutions...

C'est pas pour demain...


vrai problème...   Tres bien (3 votes)
Ecrit par Turduc, le Mercredi 11 Septembre 2002 à 22:28.
La prostitution comme tous les thèmes (en majorité) que nous abordons sur ce site, n'est pas à prendre à la légère, car les choix que le Gouvernement prendra ou non, auront des conséquences sur l'avenir de notre société. C'est donc pour cela qu'en premier lieu il est préférable comme l'a si bien indiqué ImpasseSud de ne pas dénigrer cette soit disante profession, et donc de les appeller par leurs "noms" (si je puis m'exprimer ainsi) : péripatéticienne. Donc, vous avez évoqué la possibilité de réinstaurer les maisons closes, mais pour ma part ce n'est pas une solution : je m'explique... ce n'est pas en fermant les yeux (ici, en enfermant les péripatéticiennes dans des maisons) que le "problème" va pour autant disparaître... je parle ici de problème mais c'est plus qu'un problème, c'est un vrai dilemme auquel nous sommes confrontés... pour ma part, je pense qu'aucune personne (ou alors quelques exceptions..) ne souhaite devenir péripatéticienne et se faire "violer" comme l'affirmait l'anonyme, car si l'on y réfléchit bien, anonyme n'avait pas tort !!! Gamin, tu dis que les péripatéticiennes peuvent choisir leurs clients... mais alors comment font elles pour donner l'argent à leur "mac", elles sont obligées de le faire, forcées à se vendre à des pervers qui ont perdu toute notion d'humanisme, rabaissant la Femme à un objet de tous les désirs, pour assouvir leurs fantasmes sans se soucier des traumatismes occasionnés par ces derniers... et même si l'on remet en place les "maisons closes", avec des critères tels que l'on verra disparaître le régime mafieux: il reviendra au galop, car le "sexe" est une économie, voire l'économie souterraine brassant le plus d'argent, un peu comme les stupéfiants... même en contrôlant ces maisons, la corruption fera rage et ces première seront "rachetées" pour toujours le même but: "lucratif"... on en revient toujours à la m^me chose, l'argent, argent qui pourrit les gens (cf: commentaire pertinent sur l'odeur de l'argent d'ImpasseSud http://joueb.com/infos/info_1108.shtml "L'odeur de l'argent")... ce qu'il faut c'est changer les mentalités, mais c'est comme demander à un téléspectateur du Bigdil, fervant "mouton" du système capitaliste, d'être intelligent: là je suis "un peu" méchant, mais c'est tout de même la vérité... on dit que l'Homme, est l'espèce humaine la plus évoluée car dotée de raison et de la capacité à refléchir à ses actes... ce qui m'amène à dire que tous ne sont pas arrivés au même stade de l'évolution, certains sont encore dans l'arbre !!! Non sans blague, cette façon d'aller "tirer son coup" n'est qu'un "geste" qui nous ramène au règne animal et au domaine bestial... je pense qu'il y a beaucoup de choses à faire pour vivre mieux dans notre société, mais je pense qu'on y arrivera (mais si c'est pas forcément vrai, ça fait plaisir d'y croire...) !!! Qu'en pensez vous ???


Réponse au vrai problème....   Bien (1 votes)
Ecrit par Gamin, le Jeudi 12 Septembre 2002 à 04:01.
Tu as touché juste, Turduc, la vérité est ailleurs !!!
Pourtant, quand je dis que certaines femmes ont délibérément choisi de devenir des prostituées (ou péripatéticiennes, comme tu veux...), ce n'est que la stricte vérité, hélas !!
Toutes ne sont pas sous le joug d'un mac qui va lui soutirer son argent, heureusement, quoique la plupart de ces femmes sont réduites, en effet, à l'état d'esclave sexuelle pour les obsédés du sexe qui veulent seulement "tirer un coup", comme tu dis... je vais parler plus crû, ils viennent se vider les couilles... Faut appeler un chat un chat, alors c'est ce que je fais, et excusez-moi pour les âmes sensibles...
Pourtant, je persiste à croire que le fait d'ouvrir (de ré-ouvrir, plutôt) les maisons closes ne serait pas un mal en soi, à condition que celles-ci soient contrôlées et sous le couvert soit de l'Etat soit de la Région, ce qui éliminerait quelque part la concurrence mafieuse dont tu parles...
L'argent et le pouvoir corrompt, on le sait tous, ce qui explique que ce genre de réseaux de la prostitution ne disparaitra jamais complètement, étant pour ceux qui tirent les ficelles une manne d'argent inépuisable, mais pour autant, j'estime que ces femmes ont droit à "travailler" dans des conditions autres que celles qu'elles connaissent actuellement....
Quant à changer les mentalités, on n'y arrive déjà pas concernant les handicapés, comment veux-tu qu'on résolve un problème autrement plus délicat et difficile que celui-ci ??
Je le dis assez souvent, "il n'y a pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre" et "il n'y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut rien voir"... et c'est exactement ce qui se passe au niveau de nos Elus, qui préfèrent appliquer une politique de l'autruche plutôt que de réfléchir posément à la question !!
Tu remarqueras que ce sont bien souvent les "petites" gens comme nous qui proposons le plus souvent des solutions, rarement nos gouvernants... ce qui revient à dire qu'effectivement, nous n'avons pas tous atteint le même stade d'évolution, nous habitons sur 2 sphères bien différentes...
Quant au fait d'aller "tirer son coup", si c'est un "geste" qui nous ramène au règne animal, que penses-tu de ceux qui, tirés à 4 épingles, s'arrogent le droit de te juger sur ta dégaine, ta manière d'être, etc etc..??
N'est-on pas aussi, dans ce cas-là, dans un domaine "bestial" où c'est la loi du plus fort qui prime ??
Est-il humain de rabaisser une personne, quelque soit le métier exercé, pour prouver sa supériorité ??? Je ne pense pas,et pourtant, ca existe et ca existera toujours...
Ceux qui vont se vider, comme on dit, agissent en animaux, tu as raison sur ce point, mais celles qui les acceptent ne réagissent-elles pas elles aussi comme des animaux ?? Les torts sont partagés, on dirait, mais comme le vrai "maître" est l'argent, je pense qu'il ne faut plus s'étonner de rien en ce bas monde.

On peut vivre mieux dans notre société, à condition que chacun y mette du sien !! Mais je crois bien que nous avons "oublié" ce qu'est la solidartié, et ce n'est que lorsque l'on nous montrera l'exemple, que les choses commenceront à bouger....
En attendant, la question n'étant pas à l'ordre du jour, je pense que l'on va attendre un bon bout de temps avant de voir la fin de cette folie....
Je ne dis pas que ca ne amrchera pas, mais si l'on doit changer, que les bien-pensants du Gouverneemnt fassent le nécessaire... et on verra après !!


Un début de changement ?   Bien (1 votes)
Ecrit par Anonyme, le Jeudi 12 Septembre 2002 à 12:31.
Un petit article que j'ai reçu dans la newsletter "Revue de presse" de messagizer (www.messagizer.com):
Je ne sais pas si ça va changer grand chose pour les filles, en tous cas, certaines grandes villes essaient "de faire le ménage"...

Les clients de prostituées condamnés ?

Des amendes de 800 à 1 200 euros ont été requises hier devant le tribunal correctionnel de Bordeaux contre quatre prostituées et leurs quatre clients poursuivis pour " exhibition sexuelle ". Il s'agit d'une première car en France, seul le proxénétisme est réprimé. Depuis quelques mois, de nombreuses municipalités (de droite comme de gauche) tentent de trouver des solutions pour enrayer la prostitution dans leur ville. Certains, comme Bertrand Delanoë, pensent à s'attaquer directement aux clients. Pour l'instant, aucune loi ne va dans ce sens. Le jugement du tribunal correctionnel de Bordeaux, qui sera rendu le 9 octobre, aura donc valeur d'exemple. Il permettra en tout cas d'ouvrir le débat.


ouh, les méchants animaux...   Nullissime (2 votes)
Ecrit par leymaid, le Jeudi 12 Septembre 2002 à 14:02.
petite parenthèse:

>Non sans blague, cette façon d'aller "tirer son coup" n'est qu'un "geste" qui nous ramène au règne animal et au domaine bestial...

le problème avec la prostitution, ce n'est pas l'acte sexuel en lui-même, mais ce sont ses conditions (c'est à dire le fait que la fille soit exploitée). Dans des soirées, il m'arrive de tirer mon coup avec des personnes qui ne sont pas prostituées. Est-ce que c'est grave pour autant? je ne méprise pas celle ou celui avec qui je le fais, on se plaît et puis voilà, tout simplement parce qu'on est des êtres humains avec des envies sexuelles, qu'on le veuille ou non. Se priver est idiot et fait souffrir inutilement. On peut discuter autant qu'on veut sur le fait que l'exploitation que subissent les prostituées est inacceptable, mais ne dérivez pas en sortant des absurdités comme "le sexe, c'est mal" ou "on est que des animaux, c'est pas bien".

suggestion: je trouve qu'au contraire dans des discussions comme ça, utiliser le terme de "péripatéticienne" n'est en aucune façon témoigner du respect. Le langage politiquement correct, c'est juste de l'hypocrisie: j'utilise le mot pute sans mépris, parce que par la suite, si beaucoup de personnes font de même, personne ne peut plus utiliser ce mot de manière méprisante, et indirectement ça ôte le mépris qu'on a pour ces filles (je sais pas si j'ai été très clair, mais bon)


Consultez vos Larousse...   Bien (1 votes)
Ecrit par ImpasseSud, le Jeudi 12 Septembre 2002 à 20:33.
Définitions du Larousse:
- prostituée: personne qui se prostitue
- prostitution: 1. acte par lequel une personne consent à des rapports sexuels contre de l'argent. 2. Avilissement.
- peripatéticienne: prostituée qui racole dans la rue
- pute n.f. Vulg. et inj. Putain

leymaid, tu es un peu hors sujet... On ne parle pas de soirées... mais de légalisation de la prostitution.

Quant à la dénition de "pute" ce n'est ni toi ni moi qui l'avons inventée. Et qu'on le veuille ou non le terme reste injurieux et méprisant... et aucune femme ne le prendra pour un compliment.


...merci ImpasseSud...   Bien (1 votes)
Ecrit par Turduc, le Jeudi 12 Septembre 2002 à 21:11.
...tu as dégainé ta plume enfin ton clavier plus vite que moi...tu as écrit exactement ce que je voulais répondre à leymaid... car je vais juste rajouter qu'il est vrai que le terme péjoratif de "pute" n'a rien de valorisant pour des "actes" qui le sont encore moins... attention pas de confusion ce n'est pas l'acte en lui même, bien au contraire (faire l'amour, c'est la nature !!! c'est nul comme justification mais là je trouve pas...) mais c'est plutôt l'acte sans choisir son partenaire et en étant forcé... De plus, je voulais dire à leymaid qui énoncait "le sexe c'est mal" que je ne suis pas de cette "école" mais croit que faire l'amour est un geste d'accomplissement d'un amour (je parle des sentiments ici !!!) entre deux personnes ayant une complicité et des affinités... et ne me dis pas que tu peux avoir des complicités avec une personne que tu rencontres en boîte lors d'une soirée. De toute façon, pour moi, et cela n'engage que moi, les discothèques ne sont que des maisons closes "new génération", tu paies le billet d'entrée pour te trémousser sur de la musique pré-formatée et aller tirer ton coup sur des "filles" toutes copie conforme... à bas le conformisme !!! désolé de m'éloigner du sujet mais je ne pouvais rester sans répondre à leymaid et ses préjugés !!! Êtes vous d'accord avec moi ??? continuons le débat...


Copies conformes... et musique pré-formatée ???
Ecrit par Gamin, le Vendredi 13 Septembre 2002 à 00:10.
Turduc, je ne sais pas ce quet entends dire par ces termes (enfin, un des deux, je saisis parfaitement l'autre...), mais je ne pense pas que les filles qui vont dans les discothèques soient toutes copies conformes, sinon, ca nous gâcherait le plaisir de flirter avec des filles qui se ressemblent toutes...
J'exagère un peu, mais c'est un image pour démontrer à quel point le terme est inexact...
Tu aurais mieux fait de dire qu'elles sortent et entrent toutes du même moule, elles n'ont pas de personnalité,et veulent toutes ressembler (de près ou de loin) à l'ado attardée qu'est Britney Spears....
Mais bon, dire tout de même que les "boîtes" sont des maisons closes "new génération", tu y vas un peu fort de café...

Je suis sorti souvent en boîte avant d'avoir mon ordi, et je peux t'assurer que si tu veux brancher une nana, tu as intérêt à bien t'accrocher, parce que ces demoiselles ont tellement peur qu'elles crieraient "au viol !!" quand tu les approches...

La seule chose avec laquelle je sois d'accord avec toi, c'est "à bas le conformisme...", tout simplement parce qu'on arrive souvent à vivre mieux en dérogeant à certaines règles....

Moi aussi je me suis écarté du sujet, mais je tenais à te répondre...


Re : un début de changement ?…
Ecrit par ImpasseSud, le Vendredi 13 Septembre 2002 à 14:38.
Anonyme du 12 sept. 12:31, ton information est plutôt intéressante, car on savait bien que de nombreuses villes avaient commencé à faire le ménage, mais là il s’agit d’un fait précis, et qui créera un précédent.
Ce sont les précédents qui font évoluer les lois, car ils sont souvent l’expression d’une requête cachée de la part du grand public
Donc A SUIVRE !

> Certains, comme Bertrand Delanoë, pensent à s'attaquer directement aux clients

Cette orientation porte à réflexion, et pour ma part j’y suis plutôt favorable. En effet s’il y avait moins de clients, il y aurait aussi moins de prostituées, et par conséquent, la chose étant moins lucrative, moins de réseaux mafieux dans ce secteur. Car l’explosion quantitative de ces dernières années peut presque s’apparenter à une mine d’or où on vient de découvrir un nouveau filon. S’attaquer aux clients, donc à la demande, signifie que les entrées diminueront, que la mine perdra de sa valeur et que les mafieux iront voir ailleurs (car, malheureusement, ils ne disparaîtront pas), et pour finir, que les femmes désespérées auront un moment d’hésitation avant de se lancer dans cette voie.
Il s’agit peut-être là d’un raisonnement par l’absurde, mais il tient quand même.
La clandestinité renaîtra de plus belle, me direz-vous. Au niveau réseau, il ne me semble pas que ce soit aussi simple. Si, pour l’instant, ça marche si fort, c’est justement grâce à la tolérance aveugle ou tacite des gouvernements.
Cela me ramène à considérer les options adoptées par les Pays-Bas et la Suède.

Je connais pas mal de Hollandais, et depuis de nombreuses années, et je dois dire que c’est un peuple qui me fascine. Je ne sais pas si cela tient à leurs digues, à leurs combats journaliers contre la mer, au fait que dans ce domaine rien n’est jamais acquis et qu’il faut continuer à être vigilant, ou à leur mentalité de pirates, mais ils portent en eux une ouverture d’esprit systématique que l’on ne rencontre nulle part ailleurs.
Et on peut dire que pour tous les problèmes majeurs (l’avortement, l’euthanasie, la drogue et maintenant la prostitution) ils sont toujours à l’avant-garde de l’Europe occidentale, qui, après des efforts exténuants et controversés et des batailles sans fin, finit presque toujours par les rejoindre ou tout du moins par s’en approcher. Quand un problème existe et qu’il a trop de causes pour qu’on puisse l’extirper purement et simplement, il est inutile de l’ignorer pour pleurer ensuite sur les maux qui en découlent. Il faut l’affronter. Sans aucun doute, il faudra encore quelques années avant que l’on sache si la libéralisation et la légalisation adoptées par les Pays-Bas étaient une bonne solution, mais j’ose espérer que la France (ainsi que ses partenaires européens) n’attendra pas d’avoir des statistiques pour se décider à agir.

La Suède, d’autre part, a été, dès la fin des années 50, l’emblème de la libération sexuelle. C’est pourquoi sa position actuelle au sujet de la prostitution ne manque pas de surprendre. Mais si on y regarde bien, elle est au contraire très cohérente. Le ministre suédois de l’égalité des sexes, Margaretha Wimberg déclare : « Traiter une personne comme une marchandise, même avec son consentement, est un crime. » Et c’est le crime qu’il faut condamner et punir, pas le sexe.

On pourrait donc conclure en disant que la position des Pays-Bas est pragmatique, et que celle de la Suède est cohérente. Pour ma part, je pense que les deux solutions sont complémentaires.
Si le mal existe (les réseaux et l’augmentation de la prostitution), il faut trouver des solutions, essayer de réparer, et c’est ce que font les Pays-Bas.
Mais le but final, même s’il est utopique, devrait être de reconduire la sexualité à sa normalité, comme le veut la Suède. Le rapport sexuel doit être un acte libre, ou les deux partenaires sont consentants, par amour et/ou pour le plaisir (chacun a son point de vue personnel), mais de toute façon sans vénalité d’argent ou d’intérêt, et impliquer que le SOLLICITÉ, homme ou femme, n’est pas obligé de répondre par l’affirmative à la requête du SOLLICITEUR, et que le SOLLICITEUR doit mettre en compte la possibilité d’un refus de la part du SOLLICITÉ , sans pour autant se sentir vexé, blessé ou atteint dans sa personne.

A part ça, personne n’est parfait et il y aura toujours des dérapages. Mais il me semble, (et là, je tiens à préciser qu’il ne s’agit pas d’une affirmation de ma part, mais plutôt d’une question que je pose à qui en sait plus), que certaines tribus dites barbares ( !?!?) savaient très bien se comporter à ce sujet, avant que la religion catholique n’y mette son nez.


On verra toujours bien...   Nullissime (2 votes)
Ecrit par Gamin, le Vendredi 13 Septembre 2002 à 19:45.
Si l'affaire citée par l'anonyme du 12 sept fait jurisprudence, il va y avoir des remous dans la société française, ce qui ne serait pas un mal d'ailleurs..

Pour le reste, nous sommes toujours à la traîne des autres pays tels que les Pays-Bas ou la Hollande, parce que eux ont le courage d'affronter la situation alors que nous, nous réfléchissons un peu trop à la question avant de décider quoi que ce soit, et puis, si on regarde bien, nos dirigeants n'en ont rien à faire, de la prostitution, ca ne les regarde pas, ca regarde les forces de l'ordre et la justice, même si celle-ci n'a rien de prévu dans certains cas !! Autrement dit, rien à attendre de la justice dans ce sens avant plusieurs mois !!!

Pour reprendre ImpasseSud, si nous nous en prenions directement à la source, c-a-d le client, il y aurait certainement moins de prostituées, CQFD !!! Mais ca ne veut pas dire que la prostitution ne reviendrait pas sous une autre forme ! Et c'est là tout le danger !!
Je pense pour ma part que les réseaux mafieux seraient toujours en place, mais sous une autre forme, et que le problème ne serait toujours pas résolu...
La prostitution existe depuis la nuit des temps, et c'est à croire qu'elle existera toujours... Le seul moyen que nous pourrions avoir, en quelque sorte, serait de la contrôler, reste à savoir comment et avec quels moyens ?? Pour ma part, je n'en sait rien, je pose juste la question...
Quant au dernier point évoqué par ImpasseSud, à savoir les tribus dites "barbares" qui savaient parfaitement gérer le problème, il est exact !! La venue d'une autre religion et par le fait d'une autre facon de penser a changé la donne....


Petite paranthèse (presque) hors sujet pour détendre
Ecrit par Anonyme, le Samedi 14 Septembre 2002 à 09:23.
Gamin a écrit le Vendredi 13 Septembre 2002 à 00:10:
>Je suis sorti souvent en boîte avant d'avoir mon ordi, et...

Tu veux dire que tu n'y vas plus depuis que tu as ton ordi ? C'est pas compatible :o)

Encore un gros cliché du fan d'informatique associal.

Plus sérieusement, sans prostitution, est-ce que ça veut dire que tous les gens trop timides/coincé/complexés/fan d'informatique pour faire une démarche envers une personne du sexe opposé devront faire une fois pour toutes une croix sur le sexe (je n'oserai pas appeler celà de l'amour dans ce cas précis ?).

Ca me fait repenser à un article pas si hors sujet que ça sur ce qu'un médecin scandinave appelait les "sexual surrogates".

En clair, ce sont des sortes "d'infirmières" dont le but est d'aider les hommes très renfermés à prendre confiance en eux en sortant avec eux au resto, ciné, ... et en allant dans certains cas jusqu'à l'acte sexuel.
Ce gars y croyait dur comme fer, et "utilisait" même son épouse pour prouver ses théories...

Personnelement, je pense que sortir et avoir l'occasion de discuter avec une femme peut aider quelqu'un dans ce cas, faire l'amour avec elle également, mais est-ce juste de demander ça à une personne pour en soulager une autre ?
Ca, j'en suis beaucoup moins sur...

Pour revenir sur l'article du début sur la réduction des crimes grace aux prostituées, je pense aussi que quelqu'un de trop associal pour avoir une relation avec une femme au poins, disons d'arriver à la quarantaine en étant toujours puceau a de grandes chances de finir psychopathe et/ou serial killer/violeur.
Si je ne nie pas que la prostitution enraye un peu ce problème, mais ce n'est pas la seule solution à ce problème... Peut-être faudrait-il plutôt dépister plus rapidement (dans les petites classes) les enfants qui ont du mal à s'intégrer et les aider à ce moment là à grandir dans une meilleur intégration.
Beaucoup de progrès ont été réalisés ces 30 dernières années à ce sujet, mais il reste encore beaucoup à faire...

Ca fait un long article, surtout quand je pense que je voulais juste sortir une vanne sur la phrase de Gamin :o)


Commentaire autruche   Nullissime (3 votes)
Ecrit par apatride, le Samedi 14 Septembre 2002 à 10:16.
Ce commentaire autruche a été jugé nullissime par les utilisateurs de c-est-tout.com et se cache de honte.


Apatride, apprends à lire!   Nullissime (2 votes)
Ecrit par ImpasseSud, le Samedi 14 Septembre 2002 à 11:11.
Je n'ai jamais écrit que l'acte avec une prostituée est un viol. Relis, s'il te plait.
Dans tout ce que j'ai écrit, je n'ai utilisé le terme de "viol" que deux fois,
1) pour défendre "le droit à un point de vue" de l'anonyme du 5.spet. 19:51 que tu traitais plutot mal., et
2) en citant une statistique.

A part ça, en effet, je n'ai jamais fait le trottoir. Et toi?

Et pour finir, si tu as lancé une discussion - intéresante, ma foi - c'est pour qu'on discute, ou non?
Alors arrete tes attaques personnelles, le monde est varié et les points de vue aussi, mais il semble que cela, tu as bien du mal à l'accepter...


La tu joues sur les mots   Nullissime (1 votes)
Ecrit par apatride, le Samedi 14 Septembre 2002 à 11:57.

ou

C est bien de toi ca non ? Et un acte sexuel sans choix est bien appelé un viol alors ne monte pas sur tes grands chevaux s il te plait.

Si j ai place ce post, c est parceque je souhaitais effectivement une discussion, surement pas pour réentendre le discours officiel une fois de plus. Quand la morale (car il s agit bien de morale quoique tu en dises) entre dans une discussion, elle est souvent aussi efficace que la censure (elles sont dailleurs liees) pour tuer la discussion.
Je dis qu il s agit bien de morale puisque tu portes un jugement sur la vie de ces filles sans connaitre leur vie et probablement sans leur avoir jamais parlé. J ai eu l occaz de discuter avec une fille qui faisait ca pour arrondir ses fins de mois (non, je n etais pas client, je refuse le sexe avec qqu un qui bosse) je peux te garantir que son discours etait loin du tien, elle choisissait ses clients et m a avoué y prendre plaisir la plupart du temps. C est pour ca que ca me fout hors de moi quand quelqu un part en guerre contre les droits de cette fille sous pretexte de faire le bien.

Je conseille aussi la lecture de ce post :
http://www.prolibertate.org/modules/newbb/viewtopic.php?topic_id=14&forum=1


citation   Nullissime (1 votes)
Ecrit par apatride, le Samedi 14 Septembre 2002 à 11:58.
Le debut de mon post avait disparu:
Mon opinion?
"ce n’est pas parce que les prostituées sont payées que l’abus qu’elles subissent n’existe plus".
On y parle aussi des cours de prostitution et on y pose la question : «Quelle personne censée encouragerait une quelconque adolescente à suivre ces cours? Pourquoi laisser faire la promotion de ce “commerce”, alors que rien n’est fait pour aider les prostituées à en sortir?»
La réponse : «Parce qu’il est plus simple de croire que la prostitution est un choix pour les femmes... »


Elles choisissent, et c'est vrai !!!   Nullissime (2 votes)
Ecrit par Gamin, le Samedi 14 Septembre 2002 à 13:30.
J'ai eu aussi l'occasion de parler avec une prostituée, du temps où je vivais à Brest (non, non, j'ai pas fait affaire avec elle...), et elle m'a dit aussi qu'elle choisissait ses clients, la capote était OBLIGATOIRE (si le client n'en avait pas, elle les fournissait...), et que dans bien des cas, elle y prenait aussi du plaisir... Par contre, elle connaissait des "collègues" à elle qui allaient avec n'importe qui, capote ou pas, ca ne faisait pas de différence, elle écartait les jambes, attendait que le client fasse son affaire et empochait le fric... Précision, cette prostituée-là, pour l'avoir vue plusieurs fois, était une toxicomane notoire, donc elle vendait son corps pour se payer ses doses de "coke", et elle est morte d'une overdose juste avant que je déménage de Brest...

Je sais parfaitement que la plupart des "filles de joie" que j'ai eu l'occasion de connaitre ont délibérément choisi le plus vieux métier du monde, j'ai même une fois rencontré une étudiante que je connaissais bien, et qui faisait ca pour arrondir ses fins de mois, et elle aussi m'a avoué prendre plaisir à se faire mettre (excusez l'expression...) par des gens qu'elle ne connaissait pas... Pour autant, elle ne m'a pas proposé de passe, on a juste discuté sans tabou de son "métier"....

Pour les deux cas que je cite, la notion de viol, présente dans leur esprit, ne s'applique que lorsqu'elles ne veulent pas avoir de rapport et que le client les pénètrent quand même (ca arrive des fois), mais si elles sont consentantes, jamais elles ne parleront de viol, elles parlent plutôt de rendre service à des personnes en mal de sexe, en faisant payer le service rendu !!

Mais, si on se situe dans un contexte plus général, il est tout de meme vrai que rien n'est prévu pour ces filles, et j'estime donc qu'il serait bien de faire quelque chose pour qu'elles soient "reconnues", disons, sans pour autant faire de morale...
La morale s'applique au cas suivant : le mec qui trouve une fille, lui promet monts et merveilles et l'envoie sur le trottoir à moitié à poil, dans le but de s'enrichir en bossant le moins possible...
Dans ce cas là, il y a viol, puisque la fille n'est certainement pas consentante, et il y a aussi une morale, puisque on ne devrait pas placer une fille sur le trottoir à faire le tapin contre sa volonté !!

Bien des choses restent à faire, mais pour le moment, nous ne pouvons qu'en discuter et voir de quelle manière nous pourrions résoudre le problème... ce qui n'est pas une mince affaire, loin de là....


Le viol, c'est un fait, la prostituion, c'est un systeme   Nullissime (1 votes)
Ecrit par ImpasseSud, le Samedi 14 Septembre 2002 à 14:53.
Apatride, tout ce que tu cites était entre guillemet, et donc tiré du lien que je proposais.
Donc si c'est ce que tu voulais dire, alors tu as raison, cela reflète mon point de vue...

qui a autant de valeur que le tien... ou non?

Tu prétends depuis le début que les femmes choisissent la prostitution pour leur plaisir... Alors où est le problème? S'agit-il uniquement d'un problème de sécurité sociale ou de retraite? Mais moi, j’affirme que la catégorie dont tu parles ne représente qu’une infime minorité. J'ai même demandé si quelqu'un avait des chiffres à ce sujet, mais apparemment...

Prostitution et réseaux mafieux sont indiscutablement liés, je suis d'accord avec toi, alors pourquoi revenir sans cesse sur cette infime minorité qui agit par choix, et de façon complètement autonome?
Si la question que tu poses dans ce forum t'est venue à l'esprit, c'est justement parce que tu es pour la légalisation qui, tu ne peux le nier, ne serait qu' « une » solution, mais en aucun cas « la » solution.

>agir contre les réseaux mafieux...afin de rendre leur dignité aux « putes » et d’épurer nos trottoirs
ça c’est de toi,

ce à quoi j’ai répondu
> Agir contre les réseaux mafieux, oui, je suis 100 % d’accord. Mais crois-tu vraiment qu'on rendra leur dignité aux prostituées parce que leur statut sera légal ?

Si tu relis, tout ce que j'ai écrit - et fais-le, s'il te plait, tu pourrais peut-être être amené à nuancer tes opinions - tu te rendras compte que je me suis bien gardée d'émettre un jugement "au sujet des prostituées" en tant qu'individu, mais qu'au contraire, je n'ai pas caché mon opinion "au sujet de la prostitution", surtout à propos de son ampleur actuelle, et du trafic mafieux qui en découle.

Quant au « viol », puisqu’il faut y venir, (il y a toujours la définition n° 1 du Larousse),
pour moi
c’est la violence que subissent les jeunes femmes quand on veut les « convaincre » à se prostituer,
c’est également la violence que subit une femme qui rentre chez elle, le soir, dans le métro, dans un coin sombre, sur la route, ou chez elle.
c’est la violence des nettoyages ethniques qu’instituent certains males quand ils sont vainqueur,
c’est la violence qui se passe dans certaines prisons (homme ou femme), ou certaines casernes...
c’est aussi parfois ce que subit une femme de la part de son mari ou de son partenaire,
c'est la violence que subit un inférieur de la part d'un supérieur
etc.…

J’ai bien peur que beaucoup d’hommes aujourd’hui, aient encore des difficultés à comprendre que le viol est non seulement une violence physique, mais aussi une violence morale, dans le sens qu’un homme qui viole une femme (mais je pense qu’il s’agit de la même chose quand il s’agit du viol d’un homme) lui envoie le message suivant : « tu es moins que rien, et même si je te frappe, c’est que tu l’as bien mérité » Et le drame du viol, c’est que la/le violé finit par s’en convaincre.
Et là, on arrive à la définition n° 3. On pénètre de manière violente, par effraction, dans un lieu interdit, c'est-dire dans l’esprit d’un individu, en détruisant l’opinion ou l’estime qu’elle/il a de lui-même.
Et si le "consentement" à la prostion commence par un viol,
cette opinion de soi, cette estime, cette dignité, comment les rendra-t-on, même avec une légalisation ?

Je ne joue pas avec les mots.
Le « viol » c’est un fait (et il pourrait faire l'objet d'une autre discussion), la prostitution, en l’absence du consentement INTIME de la femme qui s’y prête ou qui l’exerce, c’est un phénomène institutionnalisé, c’est un système exploitant/exploité qui ramène l’être humain à une marchandise.

J’en profite même pour répondre à l’anonyme du 11 sept. 11 :06
> Pour revenir à l'idée émise que la prostitution s'apparente a un viol, je dirai que dans ce cas là, tout travail s'apparente à de l'esclavage, car moi le premier, je ne travaille que parce que je n'ai pas le choix pour ne pas mourrire de faim... s autres.

Je lui souhaite simplement de conserver son emploi, même s’il le déteste, je comprends même qu’il le ressente comme un esclavage,
mais j'espère pour lui, qu'il ne sera pas obligé de se prostituer ou de se faire violer tous les matins, comprenant peut-etre un peu tard qu’il y a esclavage... et esclavage.


Apatride, si tu vois de la morale bourgeoise ou religieuse là-dedans, alors je n'y peux rien. Tu faisais peut-être allusion au fait que je serais plutôt favorable à la chasse au client. Oui, chez moi, il s'agit d'une question de parité des sexes...

Si toi tu connais des femmes qui sont heureuses de se prostituer, moi, j’en ai connu qui ont été violées, et c'était autrement plus triste.
De toute façon, tu peux être sur que j’irai lire ton lien, parce que ce j’aime dans ce genre de discussion, c’est - tout en défendant mon point de vue - d’essayer de comprendre (mais pas forcément d’accepter) quelles sont les raisons des points de vue de ceux qui voient les choses d’une manière différente.

Excusez-moi pour la longueur, mais cette fois, ça vient du cœur !


Prostitution.... ou viol ??   Nullissime (1 votes)
Ecrit par Gamin, le Samedi 14 Septembre 2002 à 16:53.
ImpasseSud, tu dis que le viol, c'est, je cite, "c’est la violence que subissent les jeunes femmes quand on veut les « convaincre » à se prostituer,
c’est également la violence que subit une femme qui rentre chez elle, le soir, dans le métro, dans un coin sombre, sur la route, ou chez elle.
c’est la violence des nettoyages ethniques qu’instituent certains males quand ils sont vainqueur,
c’est la violence qui se passe dans certaines prisons (homme ou femme), ou certaines casernes...
c’est aussi parfois ce que subit une femme de la part de son mari ou de son partenaire,
c'est la violence que subit un inférieur de la part d'un supérieur
etc.… ", et tu as raison, sauf p-e sur le dernier point, mais dans l'ensemble, tu as touché juste !!
Il est clair que la légalisation n'est pas "la" solution, mais une partie de la solution, et d'ailleurs, je doute fort qu'on trouve un jour une solution complète et durable à ce problème, mais sait-on jamais ??
D'autre part, tu touches un point sensible lorsque tu dis "Mais crois-tu vraiment qu'on rendra leur dignité aux prostituées parce que leur statut sera légal ?", parce que là, il est clair qu'on ne rendra jamais sa dignité à une femme qui est allée au bout de la souffrance, soit-elle physique ou morale, surtout dans des conditions comme celles que connaissent les prostituées... mais je pense quand meme que légaliser leur situation leur mettrait p-e un peu de baume au coeur !!

Il y a un point de ton article que je vais reprendre, parce que tu dis dedans n'est pas faux, mais pas exact non plus...

>"J’ai bien peur que beaucoup d’hommes aujourd’hui, aient encore des difficultés à comprendre que le viol est non seulement une violence physique, mais aussi une violence morale, dans le sens qu’un homme qui viole une femme (mais je pense qu’il s’agit de la même chose quand il s’agit du viol d’un homme) lui envoie le message suivant : « tu es moins que rien, et même si je te frappe, c’est que tu l’as bien mérité » Et le drame du viol, c’est que la/le violé finit par s’en convaincre."

Le drame du viol, ce n'est pas que la/le violé finit par s'en convaincre, c'est tout simplement le sentiment de honte qui s'empare de la victime, laquelle a peur de parler par suite de réprésailles, que ce soit contre elle ou contre sa famille... Et même dans un couple, une femme violée par son mari ne porte pas toujours plainte !!
Mais le viol peut parfaitement être moral, tu as bien fait de souligner ce point !!

Pour confirmer ton point de vue, et que pour l'anonyme du 11 sept 11:06 comprenne bien, il y a effectivement esclavage... et esclavage, l'esclavage au travail ne s'apparentant pas du tout avec l'esclavage subi par les prostituées. D'ailleurs, tout comme toi, je ne lui souhaite pas de connaitre un jour la seconde option...

ImpasseSud, tu dis que tu connais des femmes qui ont été violées, j'en ai connu aussi, c'est très douloureux, pour certaines inracontable, mais j'ai connu aussi chez les prostituées des femmes qui vivaient bien leur prostitution, qui semblaient même heureuses de vendre leur corps, en ceci qu'elles conciliaient leur désir de "se faire du bien" avec la rentrée d'argent... Mais elles sont minoritaires, ca va de soi !!

Nous avons tous un point de vue différent sur n'importe quel sujet, le tout c'est d'en débattre, justement... On peut parfaitement essayer de comprendre sans pour autant accepter, mais on ne peut pas se ranger à une opinion unique...

Je terminerai en disant qu'en tant que femme, tu te sens certainement plus concernée par ce problème que nous autres, les hommes.... ce qui ne nous empêche pas de réagir quand même...


  Nullissime (1 votes)
Ecrit par apatride, le Samedi 14 Septembre 2002 à 17:15.
Oui ton avis a autant d interet que le mien, je refuse juste certains amalgames et en particulier celui entre le viol (ou abus sexuel, c est aussi lourd en sous entendus) et la prostitution:
Je connais intimement un homme et une femme qui ont ete victime d abus sexuels et il semble que ca soit encore plus difficile pour l homme dans le sens ou de nombreux spots et assos semblent se soucier des femmes mal traitees, ce n est pas le cas pour les hommes. Le principal probleme concernant les "filles de l est" est que l etat FR leur refuse le droit de trouver un boulot et de s installer en Europe, leur corps etant tout ce qu il leur reste, elles n ont pas le choix, si la prostitution disparaissait (improbable), elles vendraient sans doute leurs organes. Le but premier des reseaux est de faire de l argent, pas forcement par la prostitution donc si on puni les clients (et donc les prostitues puisqu on leur vire leur gagne-liberté), on jette les filles dans d autres marchés qui a mon avis sont bien pires. Le viol (comme la prostitution actuelle ou l inceste) est avant tout un "phenomene culturel" dans le sens ou il sera percu differemment selon la culture, une europeenne reagira comme toi alors que pour d autres cultures il est normal d"offrir" son corps en echange d "avantages". Je trouve que sur ce plan, nous sommes evolués et que nous ne devons en aucun cas banaliser la violence quelle qu en soit la forme. Mais en ce qui concerne un acte sexuel en echange de qque chose, il faut bien admettre que les occidentaux sont les seuls a envisager de faire disparaitre la prostitution, la culture des autres est donc visiblement differente de la notre sur cette question. Donc je ne vois pas comment tu peux dire de quelle facon ces filles vivent ca.

Les femmes qui font ca par choix sont peut etre minoritaires (je crois plutot qu on en parle moins) et en tout cas, je reconnais que certaines sont forcees de faire ca mais la ou je ne comprend pas ton point de vue, c est quand tu proposes des solutions qui ne prennent en compte que celles qui sont forcees alors qu il est possible de ne laisser sur le trottoirs que des "salariées". Je pense que leur dignite leur sera rendue une fois qu elles auront un reel statut legal, elles seront vues comme une autre profession "ingrate" dans l esprit des gens comme eboueur par exemple. Il serait meme possible que plus tard elles aient autant d estime que les militaires qui sont payes pour risquer de crever (leur VIE devient une marchandise). C est a cause des distinctions qui sont faites entre la prostitué qui fait ca comme une infirmiere fait son boulot et l eboueur par exemple que je parle de morale. Il s agit plutot d une morale "culturelle" dans le sens ou elle a evolué au fil des ans (voir le lien dans un de mes posts precedent). Je pense donc qu il est possible de leur rendre leur dignite puisqu on leur a pris lors de la fermeture des maisons closes, fermeture qui est probablement une des causes directes de l arrivee d "esclaves" sur les trottoirs.
Par contre, je ne vois pas ce que tu veux dire par parité des sexes.


Des propos étranges...   Tres bien (1 votes)
Ecrit par Anonyme, le Dimanche 15 Septembre 2002 à 01:57.
"Pour finir, le viol n existe que parce qu on l a cree, le viol n existe pas dans la nature. C est notre culture religieuse qui a cree les interdit et donc leur contraire."
Je continuais à suivre le débat qd je suis restée bloquée devant ces mots.
L'homme est un animal, jusqu'à un certain point, c'est vrai. On a nos pulsions, nos instincts, mais ce qui nous différencie de l'animal est notre faculté de penser, non? Il est certain que par rapport à ce qui se passe dans le monde, on pourrait douter du fait qu'on soit douée d'intelligence...
Le viol n'est pas dans la nature parce que le souci de chaque animal est de se reproduire simplement. Il y a une saison des amours, ils font ce qu'ils ont à faire, et un cycle s'achève.
Chez nous, pauvres êtres humains, les choses sont plus compliquées; nous avons des sentiments qui se mêlent à nos désirs.Je suis d'avis que chacun fasse ce qu'il veut de son corps, mais je n'accepte pas l'abus de force sur quiconque pour assouvir une pulsion ou une envie.
J'ai sans doute mal saisi tes paroles apatride, enfin je l'espère... On sent une grande envie de liberté dans tes propos, je la conçois; seulement je pense que c'est aller trop loin de dire que l'homme est un animal qui a oublié qu'il en était un.
A ce niveau là, tous les viols peuvent être justifiés...


Re : Des propos étranges...
Ecrit par Gamin, le Dimanche 15 Septembre 2002 à 05:19.
>"Pour finir, le viol n existe que parce qu on l a cree, le viol n existe pas dans la nature. C est notre culture religieuse qui a cree les interdit et donc leur contraire."

Ce n'est pas notre culture qui a créée les interdits, c'est surtout notre morale, donc par conséquent le contraire de l'interdit provient de notre morale.... la culture n'ayant fait que reprendre cette morale et l'adapter à notre monde pour créér des interdits de plus....

>"On a nos pulsions, nos instincts, mais ce qui nous différencie de l'animal est notre faculté de penser, non?"

Oui, dans les faits et en principe !! N'as-tu jamais entendu dire que l'homme était et reste le pire des prédateurs ?? Ou que "l'homme est un loup pour l'homme" ??
Si notre faculté de penser nous permet de faire le bien, elle permet aussi son contraire, faire le mal....

>"Il est certain que par rapport à ce qui se passe dans le monde, on pourrait douter du fait qu'on soit douée d'intelligence..."

Tout à fait, mais ca, c'est pas nouveau, hélas !!

>"Le viol n'est pas dans la nature parce que le souci de chaque animal est de se reproduire simplement. Il y a une saison des amours, ils font ce qu'ils ont à faire, et un cycle s'achève."

Je pense qu'Apatride voulait parler de la nature humaine, et non dans la nature au sens propre...
Dans la nature humaine, le viol n'existe pas, c'est vrai... Il n'est qu'une suite d'évènements s'étant répétés et perpétués au fil des siècles, mais c'est aussi au départ une pulsion sexuelle qui amène un homme à abuser d'une femme, et tant que cette pulsion ne sera pas guérie, le viol continuera....

>"Je suis d'avis que chacun fasse ce qu'il veut de son corps, mais je n'accepte pas l'abus de force sur quiconque pour assouvir une pulsion ou une envie."

Que chacun fasse ce qu'il veut de son corps, oui, à condition que ce soit dans l'intimité de l'appartement et non pas en public, auquels cas les prostituées pourraient être accusées d'attentats à la pudeur.... Et personne n'accepte l'abus de force sur quiconque, mais malheureusement, pour certaines personnes l'abus de force est un mode de vie, ce dont ils ne se rendent même pas compte....

>"seulement je pense que c'est aller trop loin de dire que l'homme est un animal qui a oublié qu'il en était un."

L'homme, dans certains cas, est bien plus pire qu'un animal... L'animal, lui, ne tue que pour manger, l'homme tue pour le plaisir parfois...
L'animal, en "société", suit des règles dictées par le patriarche de la meute (ou de la horde), et s'y conforme, sauf dans le cas où un jeune prétendant veut renverser le chef...
La plus grande erreur de l'homme a été de se croire supérieur aux autres espèces, alors que nous pourrions parfaitement être battus par certaines espèces d'animaux...
Dans bien des cas, l'homme reste un animal... mais un animal intelligent dont l'intelligence ne lui permet pas toujours de faire le bien....
Mais si on veut aller au fond du problème, l'homme a bel et bien oublié qu'il était un animal, donc, suivant ta logique, tous les viols sont justifiés ??
Ben non, les viols ne sont pas justifiés, j'irai même plus loin en disant qu'AUCUN viol n'est justifiable... Mais nous nous écartons du sujet, là !!!


D ou vient le viol ?
Ecrit par apatride, le Dimanche 15 Septembre 2002 à 21:08.
L homme n est plus un animal a part entiere ou du moins il ne ce considere pas ainsi. Ceci est du a plusieurs choses:
-La science (au sens etendu du terme) qui lui permet d interagir avec ses semblables et avec son environnement.
-La religion (ou culture ou morale) qui lui permet de marquer son appartenance a un groupe.

La religion est une pré-science dans le sens ou elle sert a fournir les reponses que l homme ne possede pas (je parle des religion polytheistes) vulcain par exemple servait a expliquer les eruptions volcaniques. Si elle etait deja a cette epoque une source de pouvoir, elle etait avant tout sujet de devotion et reservee a une elite.
En ce qui concerne la religion monotheiste, elle assure deux roles principaux:
-Elle fournit un "mode d emploi" pour la vie, indique la marche a suivre pour assurer la survie de sa "tribu". Cela explique les divergences entre le Coran et l Ancien Testament (le coran interdit la viande de porc pour des raisons "sanitaires" puisque cette viande ne supporte pas la chaleur). Quand a savoir si ceux qui ont ecrit les nombreux textes qui ont abouti aux livres religieux etaient inspirés par une divinité ou simplement par leur experience, c est affaire de conviction personnelle.
-Elle assure l ordre, l autorite, le pouvoir en donnant aux "intellectuels" la possibilité de controler les "manuels" et surtout les "guerriers". C est cette partie qui m interresse.
Afin de se donner un statut de "sorcier", le religieux ajoute des interdits et s astreint au double (il impose l homme unique voire le partenaire unique et il s abstient totalement pour le sexe). C est ce que nous appelons la morale ou culture, elle est bien souvent inspiree par le "mode d emploi" et donc generalement benefique. La notion de viol est un des produits de cette morale, je le classerai dans la partie des consequences benefiques d un point de vue medical dans le sens ou il limite les risques de propagation de MST et contribue donc a la survie et a la bonne sante de l espece humaine. Quand au traumatisme psychologique, il n est qu une consequence de l interdiction d une part car la victime est obligee de transgresser un interdit et d autre part car le violeur a tendance a vouloir transgresser d autres interdits par la meme occaz tel que la violence ce qui rend le viol pire encore pour la victime.
Voila ce que ma phrase voulait dire.
Voila pourquoi le terme de viol en ce qui concerne le travail des "pros" me parait inadequate et voila pourquoi je pense que les notions de sentiments et d amour ne devraient pas entrer dans cette discussion. Cela ne veut pas dire que je ne suis pas heureux de ressentir des sentiments ni que je me fous de ce que peut ressentir une personne qui se fait violer mais il faut comprendre qu il s agit au depart de quelque chose d artificiel et que donc les sensibilites peuvent varier enormement.


Droit de réponse...
Ecrit par Gamin, le Dimanche 15 Septembre 2002 à 23:36.
>"L homme n est plus un animal a part entiere ou du moins il ne ce considere pas ainsi. Ceci est du a plusieurs choses:
-La science (au sens etendu du terme) qui lui permet d interagir avec ses semblables et avec son environnement.
-La religion (ou culture ou morale) qui lui permet de marquer son appartenance a un groupe."

Que l'homme ne se considère plus comme un animal n'a rien d'étonnant, mais à voir les agissements de certains hommes, j'aurais tendance à les considérer plus comme des animaux que comme des hommes...
*La science nous permet d'interagir avec nos semblables et notre environnement, oui, mais est-ce toujours une bonne chose ? On peut parfois se poser la question...
*La culture (ou religion) nous permet de marquer l'appartenance à un groupe, mais là encore, dans bien des cas, ce n'est pas une bonne chose non plus, je n'ai pas besoin de faire un dessin, vous avez compris...

Tu dis que la religion assure l'ordre, je voudrais bien savoir lequel ?? Si tu parles de l'ordre au sein de la communauté, oui, mais si tu parles de l'ordre moral, c'est non d'office !!

>"La notion de viol est un des produits de cette morale, je le classerai dans la partie des consequences benefiques d un point de vue medical dans le sens ou il limite les risques de propagation de MST et contribue donc a la survie et a la bonne sante de l espece humaine."

Si j'ai bien saisi le sens de ta phrase, Apatride, la notion de viol entre dans la partie des conséquence bénéfiques d'un point de vue médical ??? Tu es sûr que tu vas bien ???
Où as-tu vu que le viol faisait du bien ?? Combien de personnes violées ont été atteintes du Sida et autres maladies suite à cette lâche agression ?? Pour ma part, la notion de viol n'appartient pas du tout à la partie bénéfique de la morale, ca ne contribue pas non plus, comme tu le dis, à la survie de l'espèce humaine, puisque bon nombre de violées ont mis fin à leur jours plutôt que de trainer cette expérience traumatisante jusqu'à la fin de leur vie....

>"Quand au traumatisme psychologique, il n est qu une consequence de l interdiction d une part car la victime est obligee de transgresser un interdit et d autre part car le violeur a tendance a vouloir transgresser d autres interdits par la meme occaz tel que la violence ce qui rend le viol pire encore pour la victime."

Dis-moi, Apatride, où as-tu vu (ou lu) que le traumatisme psychologique n'était qu'une conséquence de l'interdiction ?? Le traumatisme n'est que la conséquence de la violence exercée par celui qui la fait, en aucun cas le résultat de la transgression de l'interdit !!
Là où tu as encore plus tort, c'est quand tu dis que la victime est obligée de transgresser un interdit.... Autant que je sache, la victime ne transgresse pas un interdit, ELLE LE SUBIT !!!!
Quand au violeur, lui, il ne transgresse pas d'autres interdits tels que la violence, il les assouvit, nuance, tout comme il assouvit sa pulsion sexuelle en violant...
Il est clair que si le viol s'accompagne de violences, le traumatisme n'en sera que plus grand...

>"voila pourquoi je pense que les notions de sentiments et d amour ne devraient pas entrer dans cette discussion."

Encore une fois, je vais te reprendre... Ce que tu dis n'est pas faux, mais pas exact non plus, puisque certaines prostituées font leur "métier" par amour, l'amour de leur corps et d'autre par amour de l'argent...
Mais il y en a qui sont tombées amoureuses de leur "protecteur" (ce n'est pas si rare que ca), et qui excercent ce métier par amour pour lui....
On ne peut pas donc occulter les notions de sentiments et d'amour, le tout étant lié quelque part....

>"Cela ne veut pas dire que je ne suis pas heureux de ressentir des sentiments ni que je me fous de ce que peut ressentir une personne qui se fait violer mais il faut comprendre qu il s agit au depart de quelque chose d artificiel et que donc les sensibilites peuvent varier enormement."

D'après la construction de ta phrase, je comprends que le "viol" de la personne est quelque chose d'artificiel au départ... Je sais que ce n'est pas ce que tu veux dire, mais c'est le sens premier qui m'est venu à l'esprit....
Même si les rapports sont faits sans sentiments pour la plupart des prostituées, ca n'enlève rien au fait qu'elles ont quand meme des sentiments, même si les sensibilités peuvent varier énormément comme tu le dis...
La seconde impression qui m'est venue à l'esprit, c'est que si ces "dames" ont des rapports imposés et qu'elles en souffrent par la suite, ce n'est pas grave puisqu'il s'agit au départ de quelque chose d'artificiel....

Apatride, tu devrais penser à mieux construire tes phrases à l'avenir pour éviter ce genre de sous-entendus facilement perceptibles, et qui peuvent prêter à confusion...


Waouh, je savais pas que j ecrivais aussi mal
Ecrit par apatride, le Lundi 16 Septembre 2002 à 11:59.
Gamin, tu es tres loin du message que je voulais faire passer. Je vais donc tenter d etre plus clair:
-L ordre assuré par la religion est l ordre comme le gouvernement l entend, celui dont les flics sont les gardiens, celui qui fait qu un petit groupe d individus peut avoir tout pouvoir sur un groupe plus grand et donc celui qui permet au gouvernements de tenir.
J ai dit que la notion de viol etait benefique ce qui veut dire que l interdit est utile, que le fait de forcer quelqu un a avoir un rapport ait un nom et soit contre culture est une bonne chose. C est la notion de viol qui fait qu on peut condmaner l acte, voila pourquoi la notion est benefique.
Pour le reste, je viens de me relire et je t invite a en faire autant mais pour resumer, le viol est un interdit placé par la culture humaine (aucun animal n interdit la coppulation de force). Les traumatismes psy apparaissent en general quand on ne parvient plus a se conformer au "mode d emploi" de la vie ou qu on est forcé de s en ecarter. La victime d un viol est obligee d "accepter" un rapport sans aucune contrepartie, ni affective, ni materielle, elle est donc obligee de transgresser l interdit (tres fort) du sexe. C est de la que vient le trauma, il ne vient en aucun cas de l acte mais des violences qui l accompagnent et surtout de l aspect culturellement repoussant du viol.
Si tu n as pas compris mon texte, c est peut etre parceque j ai oublié d en fournir une cle, la these que j avance est que au cours de son evolution, l homme s est astreint a des interdits pour des raisons avant tout sanitaires, la religion fut le moyen de transmettre ces interdictions, c est dailleurs son role principal de fournir un "mode d emploi" a la vie. Parmi ces interdits il y a le meurtre, le viol.... Si la mort existe dans la nature, le meurtre n existe pas, un loup qui bouffe un agneau ou meme un autre loup ne commet pas un meurtre, il en va de meme pour le viol, la notion de viol a ete mise en place par notre religion (ou culture ou morale), c est une bonne chose dans le sens ou cela limite les "viols" et donc les risques de trans de MST mais le trauma psy post-viol ne vient que du fait que le viol est interdit depuis des siecles. C est pour cela que les victimes de viol ont souvent honte, c est tout simplement car elles ont transgresse un interdit, elles ont participé a un viol et en ce qui concerne les interdits culturels meme en etant victime on est coupable a nos propres yeux. Je pense dailleur que si les victimes de meurtre pouvaient parler elles nous diraient qu elles ont honte. Ce systeme de punition a double sens a ete installe sciemment dans les mentalites car c est grace a lui qu on ne reste pas passif lorsque quelqu un transgresse un interdit devant nous ou sinon nous nous sentons coupables, c est en fait ce qui arrive aux victimes.


Je vais te reprendre encore une fois... Dsl...
Ecrit par Gamin, le Mardi 17 Septembre 2002 à 01:35.
Apatride, tu n'écris pas mal, mais j'ai du mal à comprendre ta manière de raisonner des fois... Je vais donc reprendre certains points de ton post (en passant, je t'ai relu aussi, et j'en arrive toujours à la meme conclusion...) et argumenter à ma manière....

=>-L ordre assuré par la religion est l ordre comme le gouvernement l entend, celui dont les flics sont les gardiens, celui qui fait qu un petit groupe d individus peut avoir tout pouvoir sur un groupe plus grand et donc celui qui permet au gouvernements de tenir.

D'accord en ce qui concerne les flics qui sont des "gardiens", mais pas en ce qui concerne la religion, les curés et les prêtres n'étant en aucun cas les "gardiens" de la religion, ce "pouvoir" appartenant plutôt à l'épiscopat.... donc le Pape !!

=>J ai dit que la notion de viol etait benefique ce qui veut dire que l interdit est utile, que le fait de forcer quelqu un a avoir un rapport ait un nom et soit contre culture est une bonne chose.

Non, Apatride, la notion de viol n'est pas bénéfique, c'est la notion de l'interdit qui l'est !! D'autre part, le viol n'est pas seulement physique, il peut être moral aussi, ce qui veut dire que si je pervertis ton esprit, c'est un viol !!
C'est la notion de l'interdit qui est contre nature, donc l'acte par lui-même, mais je ne pense pas que "le fait de forcer quelqu un a avoir un rapport" et que ce soit "contre culture" soit une bonne chose...
Le fait de forcer quelqu'un à avoir des rapports est contre culture, c'est évident, on lui a donné le nom de "viol", mais ce n'est pas une bonne chose...

=>C est la notion de viol qui fait qu on peut condmaner l acte, voila pourquoi la notion est benefique.

Oui, mais ce n'est toujours pas la notion de viol, c'est la notion de l'interdit qui se nomme viol, nuance, et ce n'est pas la notion en elle-même qui est bénéfique, c'est la condamnation de cette notion qui est bénéfique !! Tu saisis la différence ??

=>La victime d un viol est obligee d "accepter" un rapport sans aucune contrepartie, ni affective, ni materielle, elle est donc obligee de transgresser l interdit (tres fort) du sexe.

Je ne suis toujours pas d'accord, la victime n'est pas obligée de transgresser l'interdit (très fort) du sexe, elle est obligée de SUBIR l'interdit du sexe (pas de rapports autres que celui de son partenaire) tout en "acceptant" (dsl pour le terme, j'en ai pas trouvé d'autres) que son MOI intime soit souillé !!

=>C est de la que vient le trauma, il ne vient en aucun cas de l acte mais des violences qui l accompagnent et surtout de l aspect culturellement repoussant du viol.

Le trauma vient surtout de la pénétration forcée du "moi" intime de la victime, qu'il y ait violences ou pas !! C'est donc bien l'acte en lui-meme qui est traumatisant, l'aspect culturellement repoussant venant après l'acte, une fois que le traumatisme est installé....

=>la these que j avance est que au cours de son evolution, l homme s est astreint a des interdits pour des raisons avant tout sanitaires

Non !! L'homme s'est astreint à des interdits pour des raisons d'ordre morales et principalement religieuses, le clergé au moyen-âge étant tout puissant et punissant sévèrement toute transgression d'interdits (ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres...). De nos jours, les interdits font autant partie de la morale, de la religion que de la justice, donc une personne non croyante par exemple évitera la transgression d'un interdit soit au nom de la morale soit au nom de la justice....

=>la religion fut le moyen de transmettre ces interdictions, c est dailleurs son role principal de fournir un "mode d emploi" a la vie.

Oui, certainement, mais comment expliques-tu qu'en tant qu'athée, je ne suive pas le "mode d'emploi" à la vie et que je ne transgresse pas pour autant les interdits ??

=>la notion de viol a ete mise en place par notre religion (ou culture ou morale), c est une bonne chose dans le sens ou cela limite les "viols" et donc les risques de trans de MST

Tu penses sincèrement que la notion de viol limite les "viols" et donc les risques de transmission des MST ??? J'en suis pas certain personnellement....

=>le trauma psy post-viol ne vient que du fait que le viol est interdit depuis des siecles. C est pour cela que les victimes de viol ont souvent honte, c est tout simplement car elles ont transgresse un interdit, elles ont participé a un viol

Le trauma post-viol ne vient pas du fait que le viol est interdit depuis des siècles, c'est lié à l'acte lui-même !!! Et le sentiment de honte éprouvé par la victime ne vient pas du fait qu'elle a participé à un viol, elle a subi le viol !!! Participer à un viol, c'est violer, par conséquent une victime d'un viol ne peut pas participer à un viol, elle ne peut pas se violer elle-même....

=>en ce qui concerne les interdits culturels meme en etant victime on est coupable a nos propres yeux.

Coupable de s'être laissé faire, de ne pas avoir réagi, oui, coupable d'avoir laissé un inconnu souiller notre corps, voilà notre seule culpabilité....

=>Je pense dailleur que si les victimes de meurtre pouvaient parler elles nous diraient qu elles ont honte

Je n'en suis pas si certain, et d'ailleurs je ne vois pas sur quoi tu te fondes pour affirmer ceci....

=>Ce systeme de punition a double sens a ete installe sciemment dans les mentalites car c est grace a lui qu on ne reste pas passif lorsque quelqu un transgresse un interdit devant nous ou sinon nous nous sentons coupables, c est en fait ce qui arrive aux victimes.

Le système de punition à double sens n'a pas été installé, Apatride, il s'est installé tout seul...
Quant à dire que c'est grâce à cela que nous ne restons pas passifs, c'est à voir, sous la menace, je pense que la victime n'a que deux choix (dans le cas du viol), soit elle est violée, soit elle est tuée....
Dans bien des cas, les victimes de viol se sentent coupables de vivre encore, de vivre en trainant ce traumatisme et cette "souillure" de leur corps, coupables de ne pas arriver à surmonter cette terrible épreuve qui leur a été infligée, et préfèreraient 100 fois mourir plutôt que de vivre comme ca, sans plus aucun repère....

Et ceci, c'est exactement ce qui arrive aux victimes....


Une question de culture
Ecrit par apatride, le Mardi 17 Septembre 2002 à 18:50.
Je pense qu il est impossible de comprendre ce que je veux dire si on ne part pas de cet axiome : L homme a cree dieu, le contraire reste a prouver. Si on part de ce principe, on peut considerer que l homme a aussi cree la morale et la culture en fonction de son experience. L homme a vu que sexe et violence ne faisaient pas bon menage, il a donc appele cela viol et a dit que c etait mal, c est la creation de la notion de viol et c est une bonne chose.
Sans cette notion, toute interdiction est impossible.
Meme chose pour le reste.


Question de notion..
Ecrit par Gamin, le Mercredi 18 Septembre 2002 à 19:12.
De ce point de vue là, je suis d'accord avec toi... Mais l'homme a créée la notion de bien et de mal, donc toutes les notions de mal portent un nom, que ce soit viol, inceste, meurtre, vol, attentat, etc...
Sans la notion de bien, la notion de mal n'existe pas, et sans ces deux notions, toute autorisation ou interdiction serait impossible...


  Bien (1 votes)
Ecrit par leymaid, le Jeudi 26 Septembre 2002 à 16:00.
Je ne sais plus qui demandait des chiffres sur la prostitution, mais j'en ai trouvé un qui peut paraître interessant: 92% des prostituées arrêteraient cette activité si elles le pouvaient (source: Françoise Guénette, entrevue avec Gunilla Ekberg, « Le modèle suédois »,
Gazette des femmes, mars-avril 2002, Vol. 23, no 6.)


Merci leymaid.   Bien (1 votes)
Ecrit par ImpasseSud, le Jeudi 26 Septembre 2002 à 20:42.
C'était moi qui posais cette question.
Donc, apparemment, il n'y aurait que 8% des prostituées qui exerceraient ce métier par choix, rentabilisant délibéremment leurs rapports sexuels.
Pour elles, une légalisation porterait leur métier au niveau de "profession libérale". Mais pour les autres?


recentrer le débat   Nullissime (1 votes)
Ecrit par Anonyme, le Vendredi 27 Septembre 2002 à 15:25.
bonjour
je crois que c'est Anonyme qui avait donné cet information importante:la prostitution est une activité libre en France, seules sont interdites son organisation et son exploitation, la question est donc d'interdire ou de réglementer et non de légaliser.
D'autre part, pendant que vous vous acharnez sur vos discussions moralistes, certaines mairies ont déjà statué sur la question en produisant pendant l'été (tiens,c'est étonnant...)des arrêtés anti prostitution poussant les prostituées aux périphéries de leur ville là où la pratique de leur profession est un véritable danger pour leur sécurité.
pour finir je dirais qu'appeller une pute par un nom ou un autre n'est pas vraiment utile dans la discussion,bien que je vous félicite de consulter le dico avec autant de conviction.
au fait:Faire d'une personne un simple objet de production à aussi un nom: le travail salarié dans bon nombre d'entreprises.


AH ! Les chiffres.....
Ecrit par apatride, le Vendredi 27 Septembre 2002 à 21:57.
Comme je l ai deja dit, les chiffres ne veulent rien dire:
-Les filles aux mains de reseaux mafieux n ont sans doute pas pu repondre au questionnaire (ca m etonnerait que le mac laisse faire), elles ne sont pas prises en compte
-Si un mec me demande si je suis content de faire mon taf, je le traiterai comme il me traite: comme un con !!! Il faut prendre en compte les reponses volontairement fausses.
-Si on fait ce test chez des ouvriers, on aura pas 100% non plus, certains se voient dailleurs deja en haut de l affiche...... Y a pas de raison que ce soit different chez les putes
Bref, c est la merde mais je pense qu il existe malgre tout des filles capables en leur ame et conscience de decider de gagner leur vie de cette facon. Ces filles doivent etre protegees et doivent pouvoir exercer. Les autres doivent etre retirees du marché (mieux vaut les recycler si on ne veut pas les voir finir en pieces detachees pour humain, le traffic d organe pourrait bien remplacer la traite des femmes pour ces mafias). Pour l instant, nous ajoutons une persecution policiere a la persecution mafieuse, je ne pense pas que nous ayons le droit de faire cela.


A Apatride : pourquoi je décide de déserter ce forum
Ecrit par ImpasseSud, le Samedi 28 Septembre 2002 à 19:20.
Parce qu’ici, il n’y a aucun dialogue !

1)au sujet d’un thème typiquement féminin, tu tombes régulièrement à bras raccourcis sur le peu de femmes (3, 4 ?) qui OSENT s’aventurer dans cette discussion, OSENT mettre en évidence toute l’hypocrisie que ce « métier » recouvre, et qui, justement parce qu'elles parlent en tant que femmes, refusent ta question de politicien : « légaliser ou ne pas légaliser » ?

2)tu réfutes systématiquement toutes les statistiques et chiffres relatifs à la prostitution, fournis avec leurs sources, donc CONSTATES ET REPERTORIES PAR CEUX QUI, TOUS LES JOURS, ONT AFFAIRE AVEC LA PROSTITUTION, sans pour autant fournir une argumentation autre que ce que t'auraient raconté les prostituées que tu connais.


Ce que j’en déduis :
1)c’est que le PROBLEME DES PROSTITUEES ne t’intéresse absolument pas, mais que par contre une petite discussion grivoise où l'on peut balancer le mot "pute" à tort et travers fait que certains males se sentent plus males.
As-tu jamais essayé, ne serait-ce que quelques minutes, de t’imaginer (même en tant qu’homme) en prison (parce c’est de cela qu’il s’agit pour la plupart), contraint par la force (même contre paiement dont les trois quarts ou plus iront à ton souteneur) à subir deux, trois, quatre fois par jour (ou plus) des abus sexuels de la part de quelqu’un qui s’arroge des droits sur toi, pour satisfaire ses « pulsions » ? Et ceci pendant plusieurs années et sans que tu aies le choix de t’arrêter, jusqu’à ce que tu ne sois plus qu’une loque, méprisée de surcroît par tous ceux qui ont profité de toi?
A cette question, je réponds : NON, tu n’as jamais essayé.

Quant aux ouvriers auxquels tu te réfères avec tant de suffisance, leur as-tu vraiment posé la question pour savoir ce qu'ils choisiraient entre 8 heures d'un travail harassant (et tout ce que leur permet ce travail) et une vie uniquement à la disposition de l'abus sexuel, meme rémunéré, meme avec la Sécu et la retraite?
Là aussi, je réponds NON.
Si, par contre, tu trouves des chiffres et une source qui attestent que 92 % des ouvriers seraient d'accord d'exercer la prostitution dans les memes conditions que les 92 % des prostitués, alors moi, j'accepterai ta statistique.


2)c'est que tu n’attends qu’une chose (relis-toi !) : c’est qu’on te dise qu’au fond tu as raison, que toutes les prostituées font ce métier pour leur plaisir, et que le viol n’est qu’une notion.

Mais cette satisfaction, je ne te la donnerai pas, parce que les "putes", comme cela te/vous amuse tant de les appeler,
C'EST MOI QUI LES DEFENDS, et pas vous.
C'EST MOI QUI SUIS DE LEUR BORD parce que je suis une femme.
C'EST MOI QUI termine en répétant la déclaration du ministre suédois de l’égalité des sexes, Margaretha Wimberg : « Traiter une personne comme une marchandise, même avec son consentement, est un crime. »

Maintenant, tu peux rester sur tes idées fixes. Moi, je reste sur mes grands chevaux.

A propos des femmes que tu sembles si bien connaître, es-tu bien sur qu’elles aient une âme ?



Du feminisme simpliste !!!!
Ecrit par apatride, le Samedi 28 Septembre 2002 à 20:49.
C est une erreur de croire que la prostitution est uniquement un metier de femmes, il y a aussi des hommes qui se livrent a la prostitution et dans tous les cas, je consideres que seul le physique differencie une femme d un homme, je prete les meme sentiments aux deux, le contraire est faire preuve de gros prejuges.
Les statistiques prises dans des milieux mafieux sont considerees par ceux qui les emettent comme peu fiable a juste titre.
Le probleme des prosititues (ou putes ou filles de joie) m interresse car je ne vois pas pourquoi on ajouterai a un metier qui n est pas specialement facile de la persecution policiere et parceque je ne voudrais pas que ma niece par exemple se fasse violer par un mec qui n aura pas pu trouver de pute pour se vider.
Par contre, tu as raison, je ne me projete pas sur elles, je ne me donne pas le droit d imaginer ce qu elles ressentent mais celles que j ai pu croiser lorsque je trainais en exterieur m ont dit ce qu elles en pensaient et aucune n est prete a accepter une place de caissiere chez carrefour au lieu de leur turbin.
Pour les ouvriers, si tu leur pose la meme question: "Aimeriez vous changer de boulot?" ils repondront majoritairement oui, tout le monde espere mieux.
Ce que j attend c est que les mentalites changent que quelques petits bourgeois prudes cessent de dire ce qui est bon ou pas pour les autres. Cela passe par l abandon des valeurs dites "morales" qui ne sont qu une maniere detournee d imposer une repression religieuse. L ame est un de ces concepts, je ne sais pas si ces femmes ont une ame mais je ne sais meme pas si j en ai une.


Pas du féminisme simpliste....   Exceptionnel (1 votes)
Ecrit par Gamin, le Dimanche 29 Septembre 2002 à 06:15.
Force est de constater, Apatride, qu'ImpasseSud a raison sur bien des points, et même si elle parle avec les élans du coeur, comme on dit, c'est parce qu'en tant que femme, elle se sent proche de la détresse de ces "filles de joie"...
J'ai connu aussi quelques prostituées qui faisaient ce "métier" de leur libre choix, mais j'en ai vu aussi qui ne le faisaient pas avec le sourire, crois-moi !!
En ce qui concerne les statistiques, on peut tout de même leur apporter du crédit, si une enquête, quelle qu'elle soit fait ressortir que 92% des prostituéss arrêteraient ce genre de travail si elles le pouvaient, je suis enclin à le croire sans problèmes, étant donné de toute façon que les réponses sont données anonymement, mais les résultats sont là !!
Toutes les prostituées ne font pas ce métier par plaisir, c'est vrai, mais ce n'est pas pour autant qu'on doit les considérer comme de la marchandise dont on abuse comme bon nous semble... Ces femmes ont une âme, des sentiments, et je ne suis pas certain que la plupart aiment subir les assauts de mecs en manque de sexe avec le sourire aux lèvres, et même si le viol est une notion, comme nous le disions, cette notion du viol, certaines de ces femmes l'ont devant les yeux 8 à 10 fois par jour...

Selon la loi, le viol correspond à la pénétration de l'autre sans son consentement, or il est clair que la plupart des ces femmes ne sont pas consentantes, ou alors à contre-coeur...

Pour finir, la citation que propose ImpasseSud à la fin de son post est on ne peut plus exacte...
Bravo ImpasseSud....


Si, un raisonnement simpliste et dangereux.
Ecrit par apatride, le Dimanche 29 Septembre 2002 à 14:43.
Ce raisonnement, qui peut se resumer a decider ce qui est bon et ce qui ne l est pas pour un autre ne peut amener qu a l intolerence. C est ce raisonnement qui amene a l interdiction des IVG (les enfants doivent vivre, peu importe que leur vie tourne au cauchemard), aux inquisitions (je les sauverai malgre eux parceque c est "bien" d apres moi) ou a la guerre (ils ne vivent pas comme nous donc ils vivent mal, on va y remedier). Reflechir avec son coeur, ce n est plus reflechir mais au mieux agir par instinct, au pire accepter que tes ancetres decident de tes pensees (la culture ou morale n est rien d autre).
Je ne souhaite qu une chose, que chacun soit libre, je ne peux pas faire grand chose pour les filles qui sont aux mains de reseaux mafieux, seul l etat pourrait arranger ca en leur permettant de trouver un travail, en leur fournissant des papiers. Par contre, je pense que ca vaut le coup de se battre pour que les vrais pros ne soient pas persecutees par les flics. Et meme si ca ne representait que 3 personnes dans toutes la France, ce serait toujours ca de pris. Je rappelle aussi que les reseaux mafieux n ont pas que la prostitution comme moyen de faire du fric, si ils doivent retirer les filles du trottoir, il y a de fortes chances pour qu elles finissent en pieces detachees dans une banque d organes, mais bon, tu vas surement me dire que c est pas cher paye pour eviter le cauchemard que represente la prostitution.


Re : Si, un raisonnement simpliste et dangereux.
Ecrit par Gamin, le Lundi 30 Septembre 2002 à 01:13.
Je pense surtout que ca vaudrait le coup se se battre pour que ces flles soient sorties de la merde où elles se trouvent !!
Quand à dire qu'il y a des chances pour qu'elles finissent en pièces détachées dans une banque d'organes, tu n'es certainement pas loin de la vérité, ca doit effectivement exister, mais c'est commettre un meurtre que de faire ca, et je trouve que c'est cher payé pour éviter le cauchemard que représentre la prostitution, comme tu dis...


  Nullissime (1 votes)
Ecrit par Anonyme, le Mardi 1 Octobre 2002 à 16:20.
sandrine é isabelle en pleins droits exercés!!!!!!!!!!!! vive la prostitution à l'ind bande de suceuses


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